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Les primes explosent

Gros bonis à la SAAQ

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Alors que les automobilistes et surtout les motocyclistes doivent payer de plus en plus cher pour conduire leurs véhicules, les dirigeants de la SAAQ ont vu leurs bonis exploser.

Les bonis versés aux cadres supérieurs de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) ont augmenté de 76 % à 285 %, selon les cas, de 2007 à 2008, selon des documents obtenus par le Journal.

La plus forte augmentation de boni a été accordée au vice-président responsable des technologies de l'information, Michel Léveillé, qui a reçu pas moins 45 084 $ en boni, au printemps 2009, pour son rendement au cours de l'année 2008. C'est presque quatre fois plus que ce qu'il avait obtenu pour l'année 2007.

M. Léveillé a supervisé en 2008 la création du permis de conduire Plus, qui contient une carte à puces et qui permet de traverser la frontière américaine sans passeport.

Le président de la SAAQ, John Harbour, a vu son boni annuel doubler de 2007 à 2008, passant de près de 9 000 $ à 19 200 $. Mais au moins quatre de ses huit vice-présidents ont touché des bonis plus généreux que lui.

Le boni de Nathalie Tremblay, vice-présidente et directrice du Fonds d'assurance, a lui aussi presque doublé pour dépasser 31 000 $. Pourtant cette année-là, en 2008, le fonds d'assurance de la SAAQ -géré, il faut le dire, par la Caisse de dépôt et placement du Québec -a fondu de plus de 2,5 milliards $.

Cette perte imprévue a empêché la SAAQ d'accorder aux assurés la baisse de tarifs qu'elle envisageait pour 2011.

Bonis controversés

En pleine crise économique, les sociétés d'État du gouvernement du Québec n'en finissent plus de faire les manchettes en raison des généreux bonis versés à leurs dirigeants et à leurs employés.

L'an dernier, le Journal avait révélé que Loto-Québec avait modifié son système de primes et de bonis. La majorité des cadres de Loto-Québec ont donc vu leurs bonis doubler, passant de 4,8 % à 9 % de leur salaire si les objectifs étaient atteints. Pour certains cadres supérieurs, ce pourcentage est même passé à 12 %, alors que les membres de la haute direction ont droit à des primes de 20 % à 30 % de leur salaire.

À Hydro-Québec, les primes des plus hauts dirigeants tournent aussi autour de 20 % à 30 % du salaire. Le PDG d'Hydro, Thierry Vandal, a touché 122000 $ en boni pour l'année 2008.

Les bonis pour l'année 2009 doivent être attribués au cours des prochaines semaines par la plupart des sociétés d'État du gouvernement.

(Avec la collaboration de Serge Laplante)

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