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Le Québec dans le rouge

Le petit émile a maintenant une dette de 28 313 $

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Le petit Émile Labrie n'a que deux ans et, même s'il ne consomme pas beaucoup, il s'endette jour après jour, comme tous les Québécois, qui supportent une dette publique totale de près de 224 milliards $.

L'an dernier, Le Journal avait utilisé l'exemple de ce bambin d'un an pour illustrer l'ampleur de la dette du Québec qui ne cesse d'augmenter.

Il y a plusieurs façons de calculer la dette publique : dette publique totale, dette brute du gouvernement, dette nette, etc. Nous avions alors utilisé le tableau le moins sombre (la dette nette du gouvernement du Québec) pour faire nos calculs.

Quelle que soit la façon de calculer, la dette augmente toujours. Et comme le gouvernement ne semble pas trouver le moyen de contrôler ses dépenses, on ne voit pas le jour où la dette commencera réellement à baisser.

Pour donner une image encore plus juste, nous avons refait les calculs, à l'aide du tableau de la dette publique totale, telle que calculée par l'Institut économique de Montréal (IEDM). Résultat : le petit Émile, même s'il ne le sait pas encore, doit plus de 28 000 $. Depuis sa naissance, c'est une augmentation de près de 3000 $.

Son père, Yanick Labrie, qui est professeur d'économie au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, en est très conscient.

«La situation a empiré depuis un an, alors il n'y a pas lieu d'être optimiste. Pour le ministre Bachand, ça ne semble pas être une priorité», remarque le professeur, qui est aussi chercheur associé à l'IEDM.

Ce qui choque le plus ce père de famille, c'est que le gouvernement se sert de plus en plus de cartes de crédit pour payer ses dépenses d'épicerie, c'est-à-dire ses dépenses courantes.

«Quand on emprunte pour des infrastructures, ça se comprend. Il y aura plusieurs générations d'utilisateurs. Mais les dépenses d'épicerie -les dépenses courantes -qu'on finance par l'endettement, d'un point de vue intergénérationnel, c'est très inéquitable», souligne-t-il.

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