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Prix de l'essence

Québec pas pressé de décréter un plafond

Québec pas pressé de décréter un plafond
© Charles Paquette / Agence QMI

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QUÉBEC - Les fortes augmentations du prix du carburant continueront de faire rager les automobilistes québécois au moins jusqu'à la fin août.

À la demande de la ministre Nathalie Normandeau, la Régie de l'énergie et le ministère des Ressources naturelles analysent depuis plusieurs mois la possibilité de plafonner le prix de l'essence à la pompe, comme l'ont fait plusieurs provinces de l'Est du pays, pour empêcher les fluctuations démesurées.

Prévu initialement pour la fin juin, le rapport n'est toujours pas entre les mains de la ministre et cette dernière n'a de toute façon pas l'intention de prendre une décision finale au cours des prochaines semaines, dit-on à son bureau.

«Il y a eu des délais supplémentaires, la cueillette d'information a pris plus de temps que prévu. La ministre doit ensuite prendre connaissance des conclusions de la Régie et la décision du gouvernement n'ira certainement pas avant la fin août», a confié lundi au Journal de Québec la porte-parole de Mme Normandeau, Marie-France Boulay.

L'imposition d'un prix maximum du carburant a été proposée entre autres par l'Association québécoise des indépendants du pétrole (AQUIP), qui milite pour que le Québec adopte cette solution et emboîte ainsi le pas au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard.

Malgré la démarche de Nathalie Normandeau, son collègue du Développement économique Clément Gignac a émis de sérieuses réserves sur la question, il y a quelques semaines.

«Cette idée-là n'est pas rejetée, mais déjà les faits démontrent qu'on n'a pas mis pantoute les gens de Maritimes à l'abri des hausses du prix de l'essence», avait-il signalé à la mi-mai, brandissant également la menace d'une augmentation du fardeau administratif si jamais le gouvernement décidait d'imposer un prix plafond au Québec pour le carburant.

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