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Médecine

Une hanche en céramique

La première du genre implantée en Amérique du Nord

Une hanche en céramique
Après l’intervention chirurgicale, Martine Langlois pourra de nouveau effectuer des mouvements de déhanchement de grande amplitude quand elle enseignera la danse. Photo le journal, pierre-paul poulin
Une hanche en céramique
Après l’intervention chirurgicale, Martine Langlois pourra de nouveau effectuer des mouvements de déhanchement de grande amplitude quand elle enseignera la danse. Photo le journal, pierre-paul poulin

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Une professeure de danse de Repentigny deviendra aujourd’hui la première patiente en Amérique du Nord à recevoir une nouvelle prothèse de hanche de type « céramique sur céramique à grand diamètre ».

Souffrant d’arthrose depuis 7 ans, Martine Langlois a retardé cette opération aussi longtemps qu’elle a pu, croyant que la durée de vie des prothèses métalliques de la hanche était toujours limitée.

Or, les avancées technologiques ont changé la donne.

« Ça fait déjà 10 ans qu’on intervient auprès des gens plus jeunes et actifs », spécifie Dr Vincent Massé, l’un des chirurgiens orthopédistes qui effectueront l’intervention chirurgicale à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Selon son collègue le Dr Alain Roy, la meilleure lubrification de cette nouvelle prothèse occasionnera moins d’usure et augmentera la stabilité de la hanche.

De plus, elle offrira une alternative fort intéressante pour les personnes sensibles à l’ionisation causée par les prothèses de métal sur métal.

La première volontaire

Si cette nouvelle technologie est utilisée depuis peu en Europe, cette prothèse vient tout juste d’être homologuée par Santé Canada. Il s’agit donc de sa première utilisation en Amérique du Nord.

« J’ai su cette semaine que j’étais la première à subir cette opération. Je n’ose pas trop y penser. J’essaie de ne pas en rajouter à mon stress », conte Mme Langlois, tout de même optimiste.

« Ma vie va redevenir normale », espère-t-elle.

Inactive depuis un an

La condition de cette femme de 48 ans, qui enseigne la danse depuis trois décennies, nuisait à sa carrière.

« Grâce à mes assistantes, j’ai pu continuer à enseigner. Le plus difficile était de gérer la douleur tous les jours, fait-elle savoir. J’ai poussé mon corps à la limite, mais depuis un an, j’ai arrêté complètement l’activité physique ».

Au terme d’une réhabilitation qui durera quelques mois, le Dr Roy figure que cette patiente pourra effectuer un mouvement de déhanchement de grande amplitude.

L’opération permettra la stabilité de son articulation.

« Il y aura donc moins de limitation et de restriction », indique le spécialiste.

De faibles risques

Questionné sur les risques d’une telle opération, Dr Roy croit que ces derniers sont limités.

« Au point de vue de la chirurgie, il n’y a pas tant de différence. C’est la même opération depuis 25 ans. C’est la nouvelle technologie qui fait la différence. C’est pour ça qu’on essaie de se tenir à jour. On veut offrir aux patients ce qui leur procurera la meilleure qualité de vie possible », soutient-il.

Si l’équipe de chirurgiens orthopédistes de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a été retenue pour la première pose de cette nouvelle prothèse, c’est d’ailleurs en raison de son expertise reconnue au sein de la communauté médicale nord-américaine.

  •  Environ 4500 chirurgies d’arthroplasties de la hanche de remplacement d’articulations sont effectuées par année au Québec.
  •  Plus de 500 d’entre elles sont réalisées à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.
  •  Voici la fameuse hanche de type céramique sur céramique à grand diamètre.
Dr Alain Roy, Orthopédiste
 Photo le journal, pierre-paul poulin
Photo le journal, pierre-paul poulin
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