Tableau de l’immoralité 2011
Considérez-vous les comportements suivants comme immoraux… ?
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Les femmes sont 8 % plus moralistes, en moyenne, que les hommes.
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Les anglophones du Québec sont 3 % plus moralistes, en moyenne, que les francophones.
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L’écart de moralité le plus important est sur la pornographie sur Internet. Seulement 46 % des hommes, comparativement à 82 % des femmes, trouvent cela immoral.
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La pédophilie, le viol, l’inceste, la violence conjugale, la violence faite aux enfants, le vol et la fraude d’impôt sont les nouveaux péchés capitaux au Québec. C’est ce que révèle un nouveau sondage sur la moralité québécoise.
Joie de vivre
Par pure coïncidence, j’écris cette chronique sur la moralité bien assis sur la terrasse dans un café en plein centre-ville d’Amsterdam. Le magasin « L’extase » pas très loin offre de la marijuana, des champignons magiques et toutes sortes de produits qui sont illicites au Québec. On peut aussi apercevoir, de l’autre côté du canal, le fameux « Red Light » qui anime les nuits de la ville. Prostitution et drogues sont légales dans ce pays. Pourtant cette ville respire la santé, la jeunesse et la joie de vivre avec toutes ses bicyclettes, ses canaux et son intense activité humaine qui dynamisent cette magnifique cité. Tout cela crée un contraste étonnant. Les Néerlandais aiment leur ville et ont même trouvé un slogan évocateur « I AM…STERDAM ».
Le Québec est un peu au Canada ce que sont les Pays-Bas à l’Europe. Une nation plus tolérante, plus ouverte ou la joie de vivre est au centre de la vie. La joie de vivre est la première valeur québécoise alors qu’elle se retrouve au onzième rang dans le palmarès anglo-canadien. D’ailleurs, notre expression « joie de vivre » fait maintenant partie du vocabulaire anglophone.
Nouvelle moralité
La deuxième série d’actes jugés immoraux inclut la pornographie sur Internet, la prostitution, la drogue, l’excès de boisson et les relations extraconjugales. Il y a près de 20 % de différence entre les perceptions des femmes et celles des hommes. Ces actes sont jugés immoraux par les femmes alors que les hommes ont la morale plutôt élastique sur ces questions. Le plus grand écart existe sur la consommation de pornographie sur Internet que 82 % des femmes jugent immorale, alors que seulement 46 % des hommes la condamnent.
Finalement, la société québécoise a nettement évolué au cours des vingt dernières années. Les Québécois jugent beaucoup moins sévèrement les relations sexuelles avant 16 ans (-33 %), le blasphème (-29 %), le divorce (-26 %) et l’avortement (-22 %). Encore un peu étonnant que 11 % des gens croient encore que le divorce soit immoral. Ironiquement, il y a aussi 11 % des gens qui croient que la place des femmes est à la maison. Comme quoi, ce n’est pas tout le monde qui évolue au même rythme.
Les plus ouverts sont les jeunes hommes francophones montréalais alors que les plus intolérants sont les femmes plus âgées, anglophones et habitant dans l’ouest du Québec.
Les temps changent
Quand on se rappelle que les sept péchés capitaux de notre petit catéchisme étaient la gourmandise, la luxure, l’avarice, l’orgueil, la paresse, l’envie et la colère. Les temps ont vraiment changé.