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Musique

Revue de disques

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Peter Gabriel
New Blood
Real World Records
Il devait y avoir un retour d’ascenseur ; de Scratch My Back, reprenant des compositions avec arrangement pour orchestre d’artistes tels Bowie, Paul Simon, Arcade Fire et Radiohead notamment, suivi de I’ll Scratch Yours, reprises de chansons de Gabriel par ces mêmes compositeurs. Il faut croire que le résultat n’a enchanté personne. Par dépit ou autrement, Gabriel revisite son répertoire, avec la même formule orchestrale. Ce CD est enregistré en spectacle. On y retrouve San Jacinto, Intruder et aussi In Your Eyes, Red Rain, Solsbury Hill. Plusieurs trouveront l’expérience peu convaincante, encore moins emballante. Musicalement, cela repose sur bien peu, sinon l’intérêt qu’on porte à Gabriel. En DVD, c’est plus intéressant, mais il y a des longueurs. ***
 
Clara Ponty
Into The Light
Le Chant du monde
Elle est bien la fille de Jean-Luc Ponty. C’est son quatrième CD et celui-ci l’amène pour la première fois à chanter en s’accompagnant au piano. On est frappé d’emblée par la douceur, la délicatesse, le charme tant de sa voix que des compositions et arrangements, échappant mais complètement à la mièvrerie pop classique (Sarah Brightman) et New Age. On est plus près de Sting, d’Oregon, du Pat Metheny des débuts sur ECM, de Flora Purim et Airto Moreira (Return to Forever). Onze chansons, deux chantées en français, fort bien entourées entre autres par Nigel Kennedy, Jean-Luc Ponty, Vincent Segal, etc., qui rivalisent de finesse et sensibilité. Ce CD touchera en outre les fans de Coral Egan, Loreena McKennitt, voire en français les fans de Claire Pelletier et nostalgiques d’Harmonium. Étonnant ! ****
 
Feist
Metals
Arts and Crafts
Elle a choisi une orientation musicale surprenante ; plutôt que l’excentricité, un ton plus atmosphérique, mélancolique, d’une quiétude suave. Les mélodies simples, des notes parfois éparses, des ornements sonores forment une trame qui invite à l’envoûtement. Elle en profite pour chanter avec une voix plus grave et profonde. Minimaliste certes, elle ne nous fait pas le coup de la redondance. Les chansons sont différentes et les influences remarquables, empruntant avec mesure et discrétion des figures de style popularisées par Kate Bush et Elton John (Bittersweet Melodies) ou Joni Mitchell (Comfort Me, Get It Wrong Get It Right). Une œuvre de maturité qui montre qu’elle n’a plus à ruer dans les brancards pour être estimée à sa juste valeur. Chaleureusement recommandé. ****
 
Claire Denamur
Vagabonde
EMI
Virage pour ce nouveau CD, plus country rock enrobé d’atmosphères twangy, dans une veine à laquelle Alain Bashung et Paul Personne nous ont habitués depuis belle lurette. La voix est légèrement voilée, mais habite fort bien le décor sonore de western spaghetti à la Calexico et Stuart Staples (Rien à me foutre en l’air) qu’elle nous sert. De plus, le propos des amours déçus, du renoncement au désir et une nostalgie lancinante (Le temps passé) se lovent bien dans de tels écrins musicaux. Le ton semblera familier à une oreille d’ici, surtout lorsqu’on apprendra que la réalisation a été confiée à Jean Massicotte (Lhasa, Leloup, Pierre Lapointe). Deux bémols : parfois la diction (Rien de moi) et des accents d’interprétation à la Piaf (34 septembre) qui peuvent sembler incongrus. À découvrir. ***1/2
 
Mutemath
Odd Soul
Warner
Réduit désormais à un trio, avec un changement de guitariste, ce CD est une révélation sur leurs capacités instrumentales, une dynamique rythmique frénétique tout du long, une concision des riffs exemplaire et un montage d’effets instrumentaux et sonores pertinents qui rendent l’écoute alerte et curieuse. D’emblée, on cogne fort en empruntant la voie des Black Keys (Odd Soul, Prytannia), puis glissant progressivement vers l’esthétique des Flaming Lips, de Radiohead et des Super Furry Animals, tout en étant aussi original que concis. On les sent surfer sur la crête de la vague, solides, mais avec la rage de vaincre. Il y a treize chansons pétries à même les meilleures idées du rock alternatif des vingt dernières années. Seule la compression excessive risque d’énerver les maniaques de hi-fi. ***1/2
 
Johnny Winter
Roots
Megaforce
C’est un vrai survivant. Il a consacré sa vie entière à son instrument, à le transcender par une signature unique (heavy guitarslinger) reconnaissable entre toutes et paradoxalement à promouvoir le respect de la tradition de Muddy Waters à Clarence Gatemouth Brown. D’où cet album de standards (Got my Mojo Working, Dust my Broom, Come Back Baby), joués et chantés avec un aplomb auquel on ne s’attend pas d’un individu aussi frêle et avec les problèmes de santé qui ont empoisonné son existence. Une pléiade de grands musiciens, d’univers parfois différents, tels que Vince Gill, viennent lui rendre hommage ; Sonny Landreth, Warren Haynes, John Popper, Derek Trucks, John Medeski, entre autres, et tout en émulant le maître. Roots s’avère une fontaine de Jouvence pour Winter. Excellent ! ****
 

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