Droits de scolarité

Leaders étudiants peu occupés

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Sarah-Maude Lefebvre @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Leaders étudiants peu occupés

Photos courtoisie

Léo Bureau-Blouin, de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Gabriel Nadeau-Dubois, de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et Martine Desjardins, de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) sont loin d’étudier à plein-temps.

Les trois leaders étudiants qui tenteront aujourd’hui de convaincre des milliers de jeunes de descendre dans la rue pour dénoncer la hausse des droits de scolarité n’étudient qu’à temps partiel ou par correspondance, a appris le Journal. Une situation qui en fait sourciller plusieurs.

Léo Bureau-Blouin, de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Gabriel Nadeau-Dubois, de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et Martine Desjardins, de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) sont loin d’étudier à plein-temps.

Le premier suit des cours par correspondance, alors que les deux autres n’étudient qu’à temps partiel (voir encadré).

Cela ne les empêchera pourtant pas de marcher aux côtés de milliers de leurs confrères pour protester contre la hausse de 1 625 $ sur cinq ans des droits de scolarité, aujourd’hui.

« Pas représentatifs »

Cette réalité semble déranger certains élèves, même si, en majorité, tous s’entendent pour dire que les leaders étudiants font un bon travail.

« Il faut faire des sacrifices dans la vie. Je ne suis pas sûr d’être toujours bien représenté avec des gens qui ont deux cours par session », a dit au Journal Marc-Antoine Fortin, un étudiant de l’UQAM rencontré plus tôt cette semaine. Cet avis est loin d’être partagé par les chefs de file du monde étudiant qui croient au contraire que leur longue expérience ­scolaire les aide à rester « connectés » sur la réalité étudiante.

« Je sais de quoi je parle »

« J’ai passé deux ans sur les bancs d’école. Je sais de quoi je parle », affirme Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, qui étudie par correspondance au Cégep de Saint-Hyacinthe à temps partiel.

« Je ne peux pas être efficace dans mon rôle si je fais en même temps des études à temps plein. »

« J’ai fait le choix de prendre quelques cours de moins pour m’impliquer, explique de son côté Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l’ASSÉ. Je ne pense pas que cela fait en sorte que je suis déconnecté de la réalité. Je suis en mesure de comprendre ce qui se passe. »