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Unités spéciales

La perfection à court d’un homme

Le Tricolore n’a pas accordé de but à ses neuf derniers matchs en infériorité numérique

Jean-François Chaumont | Le Journal de Montréal

Publié le: | Mise à jour:

La perfection à court d’un homme

photo d’archives

Josh Gorges et Carey Price accomplissent un travail exemplaire en infériorité numérique.

PHILADELPHIE - 

Le ­Canadien alterne les victoires et les défaites depuis six matchs. Il y a toutefois une facette de son jeu où le CH démontre une grande régularité : son désavantage numérique.

Jacques Martin a toujours prôné un jeu défensif. Depuis son arrivée à Montréal en 2009-2010, l’entraîneur-chef a souvent ­martelé l’importance de gagner la bataille des unités spéciales. Depuis quelques matchs, le Tricolore a remporté souvent cette fameuse bataille, surtout grâce à son jeu à court d’un homme.

Le CH a un dossier parfait à ses neuf dernières rencontres en infériorité numérique. Au cours de cette séquence, l’équipe n’a pas accordé de but en 29 occasions.

Le dernier faux pas remonte au 5 novembre, à New York. L’ailier Erik Christensen, des Rangers, avait battu Carey Price en ­avantage numérique.

Superstitieux, Josh Gorges a touché du bois avant d’accepter de parler des succès de son équipe en désavantage numérique.

« J’aime notre combativité en infériorité numérique. Nous nous acharnons sur les attaquants adverses au bon moment et nous travaillons vraiment bien en unité de quatre, a expliqué le défenseur après l’entraînement du Tricolore, hier, au Wells Fargo Center. Nous forçons aussi nos rivaux à opter pour des jeux difficiles. »

En pleine ascension, le Tricolore se retrouve maintenant au troisième rang dans la LNH pour son jeu en désavantage numérique avec un taux d’efficacité de 89,9 %. Seuls les Devils du New Jersey (93,8 %) et les Penguins de Pittsburgh (90,3 %) ont une meilleure fiche.

L’impact de Price

Gorges, le défenseur le plus utilisé après Hal Gill dans cet aspect crucial du jeu, a logiquement regardé en direction de Carey Price pour expliquer le rendement de son équipe.

« Carey a un grand rôle à jouer. Il est tellement bon pour intercepter la rondelle et il réussit souvent à faire le dégagement lui-même, a ajouté le numéro 26. C’est énorme, il permet d’écouler souvent 30 secondes à lui seul. »

En bon coéquipier, Price n’a pas voulu parler de ses talents à manier la rondelle derrière son filet.

« Je ne suis vraiment pas l’unique raison, a dit le gardien de la Colombie-Britannique. Il y a une belle chimie au sein de notre unité en désavantage numérique, nous lisons bien le jeu et il y a une très bonne communication. Pour moi, le secret de notre désavantage numérique réside dans le fait qu’on connaît chacun notre travail et qu’on le fait bien. »

Une fierté pour Moen

Travis Moen a célébré son septième but, mercredi, contre les Hurricanes de la Caroline. L’ailier natif de la Saskatchewan devrait sans trop de difficultés battre son record personnel de 11 buts, réalisé en 2006-2007 avec les Ducks d’Anaheim.

Si Moen n’a jamais eu la réputation d’un marqueur dans la LNH, il a toujours eu l’étiquette d’un joueur fiable en infériorité numérique.

« Je retire une grande fierté de mon jeu défensif, a précisé Moen. Pour moi, c’est un défi de jouer en désavantage numérique même si je le fais depuis mes débuts dans la LNH. J’adore cette responsabilité et j’espère qu’on pourra maintenir notre bonne séquence. »

Avec les Claude Giroux, Daniel Brière, James van Riemsdyk et Scott Hartnell, les Flyers représenteront un bon test pour le Canadien et son infériorité numérique.


Le CH a le meilleur dossier en infériorité numérique sur les patinoires adverses cette saison (95,8 %).