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Le sauveur attendu

John Tavares vit avec la pression de relancer les Islanders

Le sauveur attendu
Photo Le journal de Montréal, Martin Chevalier
Même s’il trône au sommet des marqueurs de son équipe avec 24 points en 28 matchs, John Tavares n’a pas encore produit selon ses standards.
Le sauveur attendu
Photo Le journal de Montréal, Martin Chevalier
Même s’il trône au sommet des marqueurs de son équipe avec 24 points en 28 matchs, John Tavares n’a pas encore produit selon ses standards.

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John Tavares incarnait le changement à Uniondale. Le jour du repêchage en juin 2009, les partisans des Islanders saluaient l’arrivée d’un sauveur en Tavares.

À sa troisième saison sous les couleurs des Islanders, Tavares a atteint le statut de joueur étoile. Il n’a toutefois pas révolutionné à lui seul cette organisation qui tarde toujours à sortir du marasme.

« Je ne veux pas penser à la pression qui m’entoure, a expliqué Tavares, hier, avant le match contre le Canadien.

« Je souhaite simplement jouer au hockey et m’améliorer. J’espère atteindre mes objectifs et contribuer aux succès des Islanders. »

Un meneur

À Long Island depuis maintenant quatre ans, Mark Streit a vu Tavares grandir au sein de l’organisation.

« Au début, John était calme, c’était un jeune homme un peu timide, a expliqué le capitaine des Islanders. Maintenant, c’est un différent joueur.

« Il est un meneur pour notre équipe sur la glace et dans le vestiaire. Offensivement, John est un marqueur naturel et il a un bon maniement de la rondelle. Il fait partie des joueurs étoiles de la LNH. »

Habitué à la pression

Selon l’ancien défenseur du Canadien, Tavares n’a pas souffert d’une trop grande attention médiatique à ses premiers pas dans la LNH en 2009-2010.

« Il vit avec cette pression depuis l’âge de 12 ans environ », a rappelé Streit. On le décrivait déjà comme un phénomène et quand tu viens de la région de Toronto, tu attires l’attention encore plus rapidement. Il connaît bien le mot pression. »

Le mot phénomène colle à la peau de l’Ontarien depuis longtemps. Les dirigeants de la Ligue junior de l’Ontario avaient adopté un règlement spécial, la clause du joueur exceptionnel, pour lui permettre de faire le saut avec les Generals d’Oshawa dès l’âge de 15 ans plutôt que de patienter jusqu’à 16 ans.

Plus fort physiquement

Même s’il trône au sommet des marqueurs de son équipe avec 24 points (10 buts, 14 passes) en 28 matchs, Tavares n’a pas encore produit selon ses standards.

Jack Capuano, l’entraîneur en chef des Islanders, a parlé avec beaucoup d’honnêteté de son jeune protégé de 21 ans.

« John n’a pas les statistiques offensives et les buts qu’on voudrait », a-t-il dit.

« Malgré tout, il est l’un de mes meilleurs joueurs. Il me donne de grosses minutes de jeu et il est plus fort physiquement.

« John est le type de joueur qui veut marquer beaucoup de buts. Il n’y parvient pas au rythme voulu, mais je crois qu’il s’agit d’une question de temps. »

Il veut être meilleur

Tavares a corroboré les propos de son entraîneur.

« J’ai beaucoup de chances, mais j’aimerais ça être meilleur que le gardien un peu plus souvent », a répliqué Tavares à ce sujet.

À sa saison recrue dans la LNH, Tavares a obtenu 54 points (24 buts, 30 passes) en 82 matchs. Il a connu une belle progression l’an dernier avec 67 points (29 buts, 38 passes) en 79 rencontres.

À condition d’accélérer un peu le rythme, il pourrait franchir la barre des 70 points pour une première fois cette année.

Les Islanders risquent encore de ne pas participer aux séries.

Jadis une dynastie avec l’époque de Michael Bossy et des quatre conquêtes de la Coupe Stanley (1980, 1981, 1982 et 1983), les Islanders n’ont pas vécu le hockey du printemps, depuis 2007.

C’est une autre preuve, qu’il faut plus qu’un seul joueur pour réanimer une équipe.

 

 

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