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Une pompe sur le ventre

Des parents se font tatouer pour soutenir leur fils atteint du diabète de type 1

Christine Bouthillier - Le Journal de Montréal

Publié le: | Mise à jour:

Une pompe sur le ventre

Photo courtoisie, stéphane gilbert

La tubulure de la pompe de Philippe Aumond porte des barbelés, synonymes de la souffrance de la maladie et des piqûres que Jacob reçoit, et celle de Camille Boivin se transforme en branche d’amandier, symbole d’espoir, dans son dos.

Certains arborent un soleil, des barbelés ou une ancre de bateau. C’est plutôt une pompe à insuline que Camille Boivin et Philippe Aumond ont décidé de se faire tatouer, en soutien à leur enfant diabétique.

« Jacob se sentait seul et différent. Il m’a déjà demandé s’il était le seul enfant avec une pompe. Ça m’a déchiré le coeur », raconte avec émotion Camille Boivin.

La maman de Jacob, 5 ans, et son conjoint voulaient trouver une solution. Ils se sont dit que le meilleur moyen de vaincre la solitude de leur fils était d’avoir une pompe eux aussi.

Cette famille de La Sarre, en Abitibi-Témiscamingue, a fait neuf heures de route pour dénicher l’artiste parfait pour cette délicate oeuvre, Bruno Oeuvray, qu’elle a trouvé à... Joliette. Les parents ont gravé la pompe sur leur ventre, en octobre 2010, deux mois après que Jabob ait eu la sienne.

Et si la technologie évoluait ?

Jacob étant atteint de diabète de type 1, son pancréas ne fonctionne plus. Sa survie dépend de cette pompe, qu’il porte sur lui en tout temps. Elle remplace les injections d’insuline.

« Quand Jacob a vu le tatouage, il était emballé, c’était merveilleux de voir son visage. Ça a aussi été une grande émotion pour les parents », confie Mme Boivin.

Pour elle, même si la technologie évolue et que Jacob se débarrasse de sa pompe, ce tatouage restera le témoin d’une époque et le souvenir de grandes émotions.

C’est pourquoi il y est inscrit Forever linked. (liés à jamais) « Jacob est à jamais lié à sa pompe et notre amour de parents nous lie à lui », explique sa mère.

Parler du diabète

Le fameux tatouage fait évidemment beaucoup parler.

Même s’ils ont d’abord fait ce geste en appui à l’égard de leur fils, les deux parents saisissent maintenant l’occasion de démystifier la maladie.

« Quand je dis que Jacob a une pompe à insuline et que les gens me demandent c’est quoi, je lève mon chandail et je dis : « C’est ça ! » rigole Camille Boivin. Ça permet de sensibiliser les gens ».


► Le diabète de type 1 représente 10 % des cas diagnostiqués.

► Quelque 650 000 Québécois vivent avec le diabète, dont environ 200 000 qui ne le savent pas.

Vos commentaires

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