JM | Santé

j’ai essayé pour vous

Le yoga chaud

Louis-Philippe Messier | Collaboration spéciale

Publié le: | Mise à jour:

Le « yoga chaud », c’est la mode depuis plusieurs années à Montréal et à Québec. Hors de la métropole et de la capitale, il existe des centres notamment à Laval, à Blainville et, bientôt, à Boucherville. Bref, la pratique de ce sport aussi tonifiant que relaxant (et suant) se propage partout au Québec. Le Journal de Montréal a décidé de mettre au fourneau son reporter à tout faire en l’envoyant au centre Moksha Yoga Montréal.

Je ne savais pas à quoi m’attendre. Mon expérience préalable en yoga ? Rien. Quand je voyais des gens pratiquer le Tai-chi dans les parcs de Montréal, je pensais qu’ils faisaient du yoga… Un peu comme ceux qui confondent le Japon et la Chine (et ne parlons pas des deux Corée), je voyais dans toutes les pratiques orientales impliquant des gestuelles d’une lenteur exaspérante une seule et même pratique pour personnes en quête d’attention dans les parcs de la métropole. Les imiter ne m’intéressait pas. Autrement dit, au sujet du yoga, chaud ou « frette », mes préjugés étaient aussi négatifs que mon ignorance était crasse.

Un excellent « tue-stress »

Je suis ressorti du centre Moksha Yoga Montréal de très bonne humeur et ravi de mon heure et demie de « yoga chaud ». Voici pourquoi : le yoga, c’est forçant, ça exerce les muscles, mais lentement, sans brusquerie, et puis le sauna – la salle à 40 degrés –, ça calme, voire ça assomme.

Je n’avais jamais fait l’expérience d’un « sport relaxant » ; je ne savais même pas que cela se pouvait. Mes activités de prédilection sont le marathon et la boxe, deux passe-temps plutôt douloureux. Rien à voir avec le yoga chaud qui vous fait forcer tout en vous assouplissant et en vous « calmant le pompon ».

Je comprends maintenant pourquoi certains yogis émérites arborent des corps dignes de celui du plongeur Alexandre Despatie : mes muscles tremblaient parfois de fatigue afin de soutenir certaines poses.

Pendant la séance, notre groupe a poussé quatre « Om » – la fameuse « syllabe sacrée » indienne... C’est tout. Je ne sais pas si vous êtes friands d’ésotérisme « hindouïsant » ; moi, pas du tout. J’ai donc été heureux que mon initiation au « yoga chaud » se fasse sans prêchiprêcha karmique. Cela aurait gâché ma soirée.

Sudation ? Non : liquéfaction !

Vous voulez vous sentir comme un glaçon dans un rayon de soleil ? Le yoga chaud vous en donne l’occasion. Le verbe « suer » ne suffit pas. Plus précisément : on se « liquéfie ». La pièce à 40 degrés Celsius, au début, ça se tolère. Ensuite, ça fait transpirer, puis, carrément, ruisseler… Lorsqu’il y a une cinquantaine de personnes dans la salle, cela accentue encore le « réchauffement climatique »… Ayez donc une grosse bouteille d’eau avec vous. Ayez aussi une serviette pour vous servir de « suaire ». Quant à votre tapis de yoga, une petite serviette le recouvre afin d’absorber votre sueur ; j’ai regretté de ne pas avoir une deuxième petite serviette pour remplacer la première quand elle a été trempée. Est-ce que ça sentait mauvais ? Non. Chez Moksha Yoga Montréal, du moins, les pièces sont lavées après chaque séance.

Merci, Annie !

Ma copine et moi avons beaucoup aimé notre professeure : Annie Chamberland. Elle nous savait nouveaux. Elle a donc pris la peine d’apprendre nos noms. Puisque nous ne faisions pas les mouvements tout à fait correctement, elle venait nous les montrer.