Fusillade | Métro

Homme tué par la police

Un individu meurt et un policier se fait blesser, dans le métro de la station Bonaventure à Montréal

Ian Gauthier - Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

Homme tué par la police

Photo AGENCE QMI, MATHIEU LEBRUN

Les policiers ont abattu un forcené, hier après-midi, à la station de métro Bonaventure, au centre-ville de Montréal.

« Des coups de feu auraient été tirés à l’intérieur de l’édicule du métro et deux personnes ont été blessées », a résumé le porte-parole de la police de Montréal, Raphaël Bergeron, dans les instants suivant l’incident, survenu peu avant 14 h.

Selon des témoins, il appert que les policiers ont tout d’abord voulu interpeller le suspect, pour un motif inconnu pour l’instant.

« Il y avait deux policiers, un avec une matraque électrique et l’autre avec un fusil, ils pointaient un homme, a raconté Carl, témoin de la scène. L’homme marchait les mains dans les poches, manteau de cuir, cheveux gris peignés par en arrière, je dirais dans la cinquantaine. Un personnage assez louche qui restait calme même si les policiers pointaient des armes sur lui. Il continuait de marcher sans regarder les policiers. »

« Il avait l’air de quelqu’un fâché de s’être fait prendre, a précisé le témoin. Il avait l’air lucide. Ce n’est pas un fou. »

Trois coups de feu

Le suspect, qui ne semblait pas armé selon le témoin, aurait alors tenté de fuir en courant, par un escalier. « Quand il a tourné le coin, on a entendu trois coups de feu, a ajouté Carl. On a tourné le coin et il y avait un policier par terre. »

Un agent a été blessé par une arme tranchante au cours de l’incident et son collègue a subi un choc nerveux. Tous deux ont été transportés à l’hôpital. Quant au suspect atteint par balle, à l’épaule selon certaines sources, il a succombé à ses blessures.

Pas de papiers

La Sûreté du Québec a été chargé de faire la lumière sur l’affaire.

« Nous devons encore rencontrer plusieurs témoins afin de mieux comprendre. Le suspect n’avait de papiers sur lui, alors nous devrons procéder par d’autres techniques pour l’identifier », a expliqué Daniel Thibaudeau, porte-parole de la SQ.