On a découvert l’auteure toron toise Gil Adamson avec La veuve, un magnifique premier roman qui a d’ailleurs remporté plusieurs prix littéraires. Du coup, on n’a pas pu résister à la tentation de lire le suivant.
Hazel a plus ou moins trois ans lorsque ses parents quittent l’Australie en bateau pour retourner vivre à Halifax. Mais déjà, elle fait preuve d’un étonnant sens de l’observation et elle a l’ouïe si fine qu’elle entend tout ce qui se passe derrière les murs. Mettant à profit ces deux particularités, elle commence donc à raconter son quotidien et à nous parler de sa famille un peu hors normes à travers un recueil de nouvelles qui se lit comme un roman, les histoires étant toutes liées. C’est ainsi qu’on fera la connaissance de son père, un bon vivant qui fabrique des boomerangs à temps perdu, qui aime la vitesse, qui s’intéresse aux phénomènes météorologiques et qui refait l’électricité de la maison chaque fois qu’il y a des tensions dans l’air. Rien à voir avec sa mère, une grande bringue superstitieuse d’origine écossaise qui s’attend toujours au pire. La preuve ? Elle ne sort jamais sans tournevis, son mari ayant effectivement la fâcheuse habitude de l’enfermer dehors ! Pour compléter le tableau, il y a également un frère capable de réparer n’importe quoi, un grand-père qui affirme avoir mangé du mastodonte ou qui se promène avec un chien mort sur la banquette arrière de sa décapotable, un oncle qui préfère la compagnie des animaux à celle des êtres humains, un autre oncle qui passe sa vie à fabuler même si ça finit immanquablement par faire fuir ses très nombreuses conquêtes féminines et tous les voisins que Hazel espionne à l’aide d’une paire de jumelles ! Sans être aussi bon que La veuve, un roman paru en 2009, dont la simple évocation nous donne encore le frisson, ce livre a néanmoins quelque chose de magique : en nous permettant d’entrer dans la peau d’une jeune fille sensible marquée par le divorce de ses parents, on passe sans regret de l’adolescence à l’âge adulte tout en remerciant Hazel de nous offrir cet instant de grâce.
Aux Éditions Boréal, 169 pages
Comme il n’est pas toujours facile de concilier travail et famille, le Guide de premiers secours pour s’organiser au quotidien peut rapidement se révéler très pratique ! Que nous voulions apprendre à mieux gérer nos priorités, à simplifier notre routine matinale, à consacrer moins de temps au ménage, à classer vite et bien la paperasse, à planifier plus aisément les menus de la semaine ou à obtenir la coopé ration des membres de notre entourage, ce petit bouquin nous donne tous les outils qu’il faut pour ne pas perdre la boule en organisant notre vie domestique de façon logique et efficace ! Guide de premiers secours pour s’organiser au quotidien, Claire Mazo yer et Béatrice Carrot, chez Mara bout, 280 pages
›FRISSONS GARANTIS
Instinct de survie
Par Jeffery Deaver Éditions des Deux Terres, 424 pages
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Steven et Emma Feldman sont sur le point d’être assassinés, car deux tueurs à gages viennent de s’introduire dans leur résidence secondaire située à proximité d’un immense parc national. Juste avant d’être abattu, Steven parvient cependant à composer le numéro de la police. Lorsque l’inspectrice Brynn McKenzie arrive sur les lieux, il est donc évidemment trop tard. Seule Michelle, une amie du couple, a par miracle réussi à s’en tirer presque indemne. Mais comme les tueurs rôdent toujours dans les parages et qu’ils ont bien l’intention de mener leur mission à terme en éliminant tout témoin gênant, les deux femmes n’ont plus qu’une solution, prendre leurs jambes à leur cou dans l’espoir de rejoindre la civilisation, la ville la plus proche se trouvant en effet à une quinzaine de kilomètres de là. Commence alors une infernale course-poursuite à travers la forêt au cours de laquelle les pires coups bas sont permis. Dès qu’on lit les 50 premières pages de cet excellent thriller, il n’y a plus moyen de faire marche arrière et quel que soit le dénouement, on voudra à tout prix le connaître. En prime, on a droit à un véritable cours de survie en forêt, ce qui peut être utile si on a un chalet perdu au fond des bois…
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> 5 questions à
Mathias Malzieu
Mathias Malzieu, qui sera au Québec, du 22 au 29 janvier, pour donner deux lectures musicales de son roman Métamorphose en bord de ciel (chez Flammarion), fait d’abord escale dans nos pages.
Pourquoi écrivez-vous surtout des contes s’adressant aux adultes ?
Parce que tout est possible. On a le droit d’inventer ce qu’on veut, d’intégrer des choses connectées à la réalité et de raconter l’histoire de façon ludique et poétique. C’est comme un choix de véhicule et moi, mon bateau, c’est le conte pour adultes, qui permet plus de liber tés que le conte pour enfants.
Qu’est-ce qui vous a inspiré Métamorphose en bord de ciel ?
J’ai eu envie de créer un personnage qui allait utiliser ses rêves les plus fous pour donner un sens au temps qu’il lui restait à vivre. Dans la vie, il y a toujours des moments où on est confronté à soi-même et, après la paternité, je me suis posé beaucoup de questions. Ce récit m’a donc permis de prendre un peu de recul...
Quel conte vous a particulièrement marqué pendant votre enfance ?
Je suis un grand fan de Peter Pan à cause de son côté magique. C’est toujours cette limite sensible entre le réel et l’imaginaire qui me fascine. Plus la frontière est ténue, plus je trouve l’histoire émouvante.
La mécanique du cœur, dont les droits ont été achetés par Luc Besson, va-t-elle bientôt sortir en salles ?
J’ai écrit le scénario, je coréalise le film et j’écris la musique avec le groupe Dionysos. Mais on a beaucoup de retard puisqu’il nous reste près d’un an de travail…
En plus d’être écrivain et chanteur du groupe Dionysos, vous êtes donc scénariste et réalisateur. Avez-vous d’autres projets ?
Heu… Pas en ce qui concerne le métier ! Chaque fois que je fais un nouvel album, j’apprends. Et si j’ai tendance à élargir les domaines, c’est pour apprendre davantage !
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