VAL-D’OR – La joueuse de basketball québécoise Katy Germain a signé un contrat de deux mois avec une équipe professionnelle en Allemagne.
Après cinq saisons avec les Lady Gaiters de l’Université Bishop’s, à Sherbrooke, la native de Val-d’Or a tenté de poursuivre sa carrière en Europe l’été dernier.
En juin, elle a participé au «Pro Exposure Camp» en Allemagne, sans toutefois être recrutée par une formation professionnelle. Malgré tout, elle a décidé de rester de l’autre côté de l’océan Atlantique pour voyager et jouer au basketball durant ces moments libres.
«J’étais déçue de ne pas avoir conclu d’entente, mais je savais que j’étais de calibre parce que certaines filles que j’ai affrontées avaient un contrat et elles n’étaient pas nécessairement meilleures», a raconté l’athlète de 26 ans.
Puis, sept mois plus tard, sa vie a pris une tournure inattendue. Le 14 janvier dernier, alors qu’elle disputait une partie dans l’uniforme des Celts de Cardiff, une équipe senior du Pays de Galles, elle a été remarquée par l’entraîneur des Towers de Speyer.
«Ça n’a pas été mon meilleur match, a-t-elle avoué, en riant. J’ai fait 24 points, mais l’entraîneur m’a dit que pour une fille qui revenait du Maroc et qui n’avait qu’un entraînement avant la rencontre, ce n’était pas mal.»
Trois jours plus tard, elle a paraphé un contrat jusqu’au 26 mars.
«Je ne gagne pas des millions, mais ça me permet de vivre tout en jouant au basketball», a mentionné celle qui n’a pas révélé les détails financiers de son contrat.
Un premier match en deçà de ses attentes
À sa première rencontre avec sa nouvelle équipe le 22 janvier, elle n’a inscrit que deux points.
«Je me sentais un peu nerveuse, mais ce n’est pas une excuse. Je sais que je peux jouer beaucoup mieux. Par contre, en défensive, mon entraîneur m’a dit que je l’ai épaté.»
Il ne lui reste maintenant que huit parties à disputer avec les Towers, qui tentent de se tailler une place en séries. Seulement quatre des onze formations du circuit y accéderont et le club de Germain pointe actuellement au septième échelon avec une fiche de cinq victoires et sept défaites.
Poursuivre son séjour
La Québécoise espère que ce contrat n’est que le début d’une longue carrière européenne.
«Le plus difficile, c’est d’entrer dans une ligue et une fois que tu y es, il faut faire ses preuves. Je dois avoir une bonne fin de campagne pour espérer signer un contrat pour la prochaine saison avec eux, sinon, j’espère me faire voir par une autre équipe», a-t-elle conclu.