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LNH | Coyotes

Camoufler la vérité

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Gary Bettman ne peut pas dire toute la vérité. Il est encore trop tôt. On ne s’attendait tout de même pas à ce qu’il annonce que les Coyotes, c’était terminé, que la concession évoluera dans une nouvelle ville l’an prochain.

La Ligue nationale ne veut sans doute pas que le déficit augmente en disant au peu d’amateurs de hockey qu’on trouve en Arizona : « Restez chez vous, on ne sera pas là l’an prochain ! »

Présentement, les Coyotes de Phoenix sont toujours dans la course pour obtenir une place dans les séries éliminatoires.

Une chose est certaine et Bettman le reconnaît. La Ligue ne veut plus rien savoir de la gestion des Coyotes et ça veut dire que, faute d’un propriétaire, les Coyotes joueront ailleurs. Et, à moins d’un revirement inattendu, ils joueront bel et bien ailleurs.

Un propriétaire peut se manifester, mais il faudra tout d’abord s’entendre sur les ­modalités d’un bail avec la Ville de Glendale. Or, depuis quelques jours, et ça dérange ­passablement les penseurs de la LNH, une bataille juridique prend de plus en plus d’ampleur à Glendale.

Les avocats de Goldwater Institute, un regroupement qui voit aux meilleurs intérêts des contribuables, exigent de la Ville des documents qu’on aurait refusé de présenter au juge qui va devoir trancher le débat sur les activités financières de la Ville.

Ça risque de prendre des mois, voire des années. La Ville ne semble pas vouloir produire les documents, mais les avocats de Goldwater Institute ont l’appui du juge. Donc, nouveau propriétaire ou pas, la Ligue est-elle intéressée à embarquer dans une autre aventure qui risque de se retrouver ­devant les tribunaux une autre fois ?

Une mission bien claire

Le commissaire a reçu des propriétaires de la Ligue une mission bien claire : il faut que le dossier de Phoenix soit résolu avant la fin des présentes activités.

Donc, on se retrouve devant le même cas que celui des Thrashers d’Atlanta, la saison dernière. Et, c’est la raison pour laquelle, les intervenants impliqués dans le dossier ­doivent respecter la loi du silence.

Actuellement, Bettman a plusieurs dossiers sur son bureau, notamment la prochaine convention de travail, le dossier des Coyotes, la vente des Blues de St. Louis, la situation financière inquiétante des Devils du New Jersey et les ennuis des Islanders de New York.

Donc, il peut parfois se contredire dans certains de ses commentaires et, aussi, il doit constamment chercher à camoufler la vérité.

Pas pressé, vraiment ?

Bon, voyons voir ce qui se prépare avec les prochaines négociations entre les joueurs et les propriétaires.

Il est certain que Gary Bettman a un rival qui a de l’expérience et un sens particulier de la négociation.

Donald Fehr a déjà identifié les principales clauses que les joueurs entendent débattre. Il a étudié le comportement de son vis-à-vis, Gary Bettman, et il attend qu’on lui propose un premier entretien.

Bettman, pour sa part, souligne qu’il n’y a pas de date butoir pour amorcer les discussions, qu’il souhaite que les négociations se déroulent dans la parfaite harmonie... Mais ce n’est jamais le cas avec Fehr.

Il le sait et c’est pourquoi il a besoin de plus de temps pour peaufiner sa stratégie.

Des ligues en exemple

Il est clair que les propriétaires tenteront de réaliser le même coup que ceux de la NFL et de la NBA, c’est-à-dire réduire le pourcentage des revenus consacrés aux salaires de 57 % à 50 %.

La NFL a réalisé des gains importants en réduisant les revenus des joueurs de 60 % à 47 % et la NBA ne versera que 49 % des revenus pour payer les salaires des joueurs.

Une question : les joueurs de la LNH devront-ils accepter, afin de ne pas trop réduire le pourcentage prévu pour les salaires, une réduction des effectifs ?

Comme, par exemple, passer de 20 joueurs à 18 ? Ou de 20 joueurs à 17 ?

L’avenir de Thomas

Tim Thomas va-t-il perdre son poste avec les Bruins de Boston parce qu’il n’a pas accompagné ses coéquipiers à la Maison-Blanche ?

Le propriétaire Jeremy Jacobs, sans endosser les arguments politiques de son gardien, estime que ça n’a rien à voir avec le statut de son gardien.

Thomas n’est pas le premier à manifester son désaccord avec un leader politique. Theo Epstein, directeur général des Red Sox de Boston, n’avait pas accompagné son équipe à la Maison-Blanche parce qu’il était contre la politique de George W. Bush, en 2008.

Si les décideurs des Bruins croient que Thomas n’a pas agi comme un joueur d’équipe, alors il sera échangé, d’autant plus qu’il devient joueur autonome sans restriction à la fin de 2012-13. Et il a 37 ans.

Ce sont plutôt pour les deux dernières raisons énumérées qui font de Thomas un joueur vulnérable avec les Bruins.

Il ne faut pas négliger que Tukka Rask prend de plus en plus de place. Les Bruins devront renouveler son entente à la fin de la saison.

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