Hockey | Match des étoiles
Pas question d’abdiquer
Comme les joueurs du Canadien, Jason Pominville croit aux chances de son équipe
photo d’archives, keystone
Les Sabres de Buffalo occupent le 14e et avant-dernier rang dans l’Est.
Véritable bonbon pour les amateurs qui ont la possibilité de voir les meilleurs joueurs du circuit Bettman réunis sur une même patinoire, le week-end des étoiles prend des allures de trêve pour les athlètes eux-mêmes.
L’instant de quelques jours, ils enterrent la hache de guerre et s’acoquinent avec l’ennemi.
Et pour ceux dont la saison n’est pas à la hauteur, cet accroc au quotidien permet d’oublier, un tant soit peu, les problèmes rencontrés au cours des derniers mois.
C’est le cas de Jason Pominville qui, avec les Sabres, occupe le 14e et avant-dernier rang dans l’Est.
En fait, on peut pratiquement considérer que les prochains adversaires du Canadien croupissent au dernier rang de leur association.
Leurs 45 points, acquis grâce à un dossier de 20-24-5 les mettent à égalité avec les Islanders (13e) et les Hurricanes (15e).
« C’est décevant compte tenu des attentes élevées à notre égard, a admis le capitaine des Sabres. En plus, avec le début de saison que nous avons connu… »
Un événement marquant
Sortie en force des blocs de départ, la troupe de Lindy Ruff a remporté cinq de ses six premiers matchs et 11 de ses 15 premiers.
En date du 12 novembre, elle occupait le cinquième rang de l’Association de l’Est, accusant un seul point de retard sur les Maple Leafs et la tête de la section Nord-Est.
Le soir même, Milan Lucic fonçait sur Ryan Miller, le forçant à rater les huit matchs suivants en raison d’une commotion cérébrale.
Même si on ne peut rien affirmer, cet événement pourrait être à l’origine de la dégringolade des Sabres. Depuis cet incident, ils n’ont célébré la victoire qu’à 9 reprises en 34 rencontres.
Ont, entre autres, suivi Miller sur la liste des blessés : Tyler Ennis et Christian Erhoff, qui ne sont toujours pas revenus au jeu, ainsi que Robyn Regehr et Paul Gaustad.
« Nous avons manqué de constance. On a eu à composer avec beaucoup de blessures, ce qui n’a en rien amélioré les choses, a indiqué Pominville, le meilleur pointeur de son équipe. Mais tranquillement, tout le monde revient et retrouve la santé. Cela devrait nous aider. »
Attaque anémique
Une contribution mieux répartie à l’attaque serait également la bienvenue. Après Pominville (47 points) et Tomas Vanek (41), Derek Roy (25) est le plus productif.
D’ailleurs, les Sabres ont accordé 30 buts de plus qu’ils en ont marqués. Seuls les Blue Jackets ont fait pire avec un déficit de 48 buts.
À l’image des joueurs du Canadien, Pominville et ses coéquipiers gardent l’espoir de se qualifier pour les séries éliminatoires pour une troisième saison consécutive.
« Nous sommes dans une situation similaire à celle de l’an dernier, où nous étions parvenus à nous sortir d’un trou particulièrement profond, a tenu à rappeler Pominville. C’est certain qu’il va falloir une grande contribution de beaucoup de joueurs, mais on y croit. On a les éléments pour le faire. »
Sans vouloir crever la bulle de l’attaquant de Repentigny, les Sabres étaient déjà sortis de la tempête à pareille date l’an dernier.
À seulement quatre points de la huitième position, ils venaient de connaître un superbe mois de janvier de huit gains contre trois revers et une défaite en bris d’égalité.
Ils allaient finalement terminer de peine et de misère au septième rang grâce à une séquence de quatre gains à leurs quatre derniers matchs.