Alors que les qualifications du Red Bull Crashed Ice de Québec se dérouleront ce dimanche à Brossard, le Québécois Sébastien Morissette se prépare pour une autre course de patinage extrême ce week-end, à Valkenburg aux Pays-Bas.
Le patineur originaire de Donnacona prendra part à la deuxième épreuve d’une série de quatre, qui prendra fin le 17 mars dans les rues de la Vieille Capitale.
Depuis près trois ans, le casse-cou de 29 ans passe la saison froide dans ses valises, suivant le cirque Red Bull dans chacune de ces étapes.
«Je laisse un peu ma vie de côté pendant l’hiver. (…) C’est une très belle expérience qui me permet de voyager et de rencontrer des gens de partout» a-t-il expliqué en entrevue téléphonique depuis les Pays-Bas.
Après St-Paul, au Minnesota, et Valkenburg, il reviendra quelques jours au Québec pour s’occuper de son nouveau centre de conditionnement physique avant de sauter dans un avion en direction d’Are, en Suède, où se déroulera la troisième épreuve.
«Je fais ça pour le ''trip'', pour l’ambiance. J’ai une hypothèque à payer, une auto aussi. Les huit premiers de chaque course obtiennent une bourse, mais ce n'est pas assez pour en vivre. Sans mes commanditaires, je ne pourrais pas me le permettre», a ajouté celui qui a obtenu le bronze à Québec en 2008.
L’ancien hockeyeur, qui a évolué dans la LHJMQ et dans la Ligue Nord Américaine, a entamé sa saison avec une 13e place au Minnesota.
Place aux qualifications
Ceux qui rêvent de dévaler les artères du Vieux-Québec à toute allure pourront tenter leur chance dimanche prochain au Complexe sportif Bell de Brossard. Une séance de qualifications aura également lieu à Québec le 18 février.
Morissette, qui a lui-même participé aux qualifications à deux reprises, n’a pas vraiment de conseils pour les patineurs téméraires.
«C’est dur de se préparer puisqu’on nous demande de patiner sur une glace normale, qui ne ressemble pas à une piste de Crashed Ice. Il faut simplement patiner le plus rapidement possible et se donner à fond.
«Tous les gars ont un ''backgroud'' de hockey, mais ce n’est pas parce que tu as joué dans la LNH que tu vas être le meilleur au Crashed Ice».
Même aux Pays-Bas, Morissette pense déjà à l’épreuve de Québec qui viendra couronner la saison.
«On a tous l’objectif de faire la finale, c’est évident. Personnellement, je crois que je peux faire un top 10, mais il y a tellement de choses qui peuvent arriver dans une course… Quelqu’un qui termine 10e une journée peut finir 30e une autre. C’est la beauté de ce sport.»
Et évidemment, la dernière course de l’année aura un cachet bien spécial pour lui.
«C’est là que j’ai commencé. D’entendre la foule crier pour toi, sentir tout le monde derrière toi, c’est un moment d’adrénaline qu’on ne vit pas souvent dans sa vie. Si j’avais à choisir un moment pour bien performer, ce serait celui-là.»