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Angélil veut acheter Schwartz’s

Valérie Gonthier

Valérie Gonthier @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Angélil veut acheter Schwartz’s

Photo d’archives

Schwartz’s de la rue Saint-Laurent est, selon plusieurs, l’un des meilleurs restaurants de Montréal. Les gens y font la file à toute heure du jour pour y manger.

René Angélil pourrait devenir propriétaire du mythique restaurant Schwartz’s de Montréal.

Selon les informations obtenues par le Journal de Montréal, M. Angélil fait partie d’un groupe d’hommes d’affaires qui est présentement en négociations afin d’acquérir le populaire restaurant de viande fumée connu partout en Amérique du Nord.

Plus tôt cette semaine, The Gazette a avancé que le deli de la rue Saint-Laurent pourrait changer de mains, sans confirmer le nom des acheteurs potentiels.

Cette transaction se déroule dans le plus grand secret.

La majorité des employés du restaurant questionnés hier à ce sujet se sont abstenus de répondre aux questions du Journal.

« Schwartz’s n’est pas à vendre », s’est contenté de dire l’un des commis.

« Schwartz’s est une vedette. C’est pour ça qu’il est connu à travers la planète. C’est reconnu pour être le meilleur smoked meat au monde, donc ça lui donne un certain cachet », explique Garry Beitel.

Il est le réalisateur du film sur la Charcuterie hébraïque de Montréal (Chez Schwartz’s), produit en 2006 et diffusé en 2007.

Exportation

Selon Thierry Daraize, chroniqueur culinaire au Journal de Montréal, il ne serait pas étonnant que le groupe d’investisseurs veuille acheter le nom du restaurant, ainsi que sa populaire recette de viande fumée, afin de l’exporter.

« C’est un restaurant que les touristes aimeraient retrouver ailleurs, j’en suis certain. Il y a un incroyable potentiel de développement », dit-il.

« À condition qu’il conserve la fameuse recette », insiste M. Daraize.

Pour Pierre Garceau, président-directeur-général du Conseil québécois de la franchise, « dès qu’on a un bon produit, qu’il est connu et apprécié, il y a toujours une façon de bien l’exploiter ».

Pour que ça réussisse, l’atmosphère et le concept original doivent être respectés.

« Il faut voir si l’authenticité de Schwartz’s est réplicable. Est-ce que les gens l’identifient seulement au restaurant de la rue Saint-Laurent ? C’est ce qu’il faut valider », raconte-t-il.

Une institution

Ouvert depuis 1928, le restaurant Schwartz’s est devenu une véritable institution à Montréal.

L’historique charcuterie a inspiré un livre, un film et même une comédie musicale.

Chaque année, des visiteurs de tous les coins de la planète font la file à toute heure du jour dans l’espoir de s’entasser à une des tables dans ce petit local.

Plusieurs vedettes internationales y ont déjà mangé, soit Angelina Jolie, Halle Berry, Nana Mouskouri, Jerry Lewis, Tim Allen et même… Céline Dion.

René Angélil est aussi reconnu pour être un amateur du Schwartz’s lors de ses passages dans la grande métropole.

Il a d’ailleurs sa photo sur le mur des célébrités au restaurant.

Pour Garry Beitel, il y a bien sûr le mythe du secret des ingrédients qui attirent plusieurs personnes au restaurant, mais c’est bien plus que ça.

« Les gens ont un profond engagement envers cette place. Ce n’est pas juste un restaurant. Pour plusieurs, c’est une institution culturelle », ajoute-t-il.

Une institution à sauver

C’est notamment pour cette raison que Thierry Daraize voit d’un très bon œil la potentielle acquisition du Schwartz’s par René Angélil et d’autres investisseurs.

« C’est une excellente nouvelle que ce soit M. Angélil qui l’achète. Il va savoir sauver cette institution et respecter sa tradition », croit-il.

M. Beitel s’est pour sa part dit sceptique quant à cette potentielle vente.

« La famille qui possède le Schwartz’s a toujours voulu garder ça tel quel , indique-t-il.

« Mais je pense que de savoir qui est le propriétaire du Schwartz’s est moins important que l’engagement de garder la place comme ça a toujours été. »