Ça s’appelle un D-Spin. Un tremplin propulse le skieur dans les airs qui, à 10 mètres du sol, fait une rotation complète par en arrière. Ensuite, c’est une rotation complète, mais dans l’autre axe (droite/gauche). Au moment même où il termine cette seconde rotation, il touche le sol et attaque immédiatement une série de 30 bosses (et un autre saut) qu’il franchira en une vingtaine de secondes.
Le D-Spin est un saut casse-gueule qui connaît son lot de victimes. Ceux qui l’essaient atterrissent rarement sur les pieds. On le devine, ce saut du diable compte très peu d’adeptes : moins d’une dizaine de skieuses dans le monde. Ici, chez les skieuses canadiennes, seule
Myriam Leclerc, une jeune athlète de Montréal (Beaconsfield), s’y risque. Mais il lui a fallu une multitude d’atterrissages douloureux avant de le réussir et, jusqu’ici, elle n’y est parvenue qu’aux entraînements, jamais en compétition. « Je ne l’ai tenté qu’une seule fois en compétition, raconte Myriam. C’était aux Jeux du Canada. Malheureusement, j’ai chuté. Pourtant, à l’entraînement, je le réussis presque tout le temps », explique la skieuse de 18 ans.
« J’aimerais bien pouvoir le faire lors des prochaines compétitions Noram, ajoute l’étudiante en sciences de la nature au Collège André-Laurendeau. Cela me permettrait de me démarquer des autres filles. Étant donné que le degré de difficulté du D-Spin est plus élevé, il donne plus de points. Si j’y parviens, je serais donc avantagée », continue d’expliquer Myriam, notre 11e candidate au concours Bourses d’études jeunes athlètes du Journal de Montréal/Journal de Québec/RBC.
Plus avantagée, cela ne fait aucun doute. Mais encore mieux, si on se fie à ses résultats inscrits à l’international en 2011, 16e à l’Eurocup, 12e au Noram Val-Saint-Côme et 15e aux Mondiaux junior, ces points additionnels lui donneraient aussi de bonnes chances de faire des podiums. Les chances seraient meilleures encore au niveau national considérant qu’elle a obtenu l’année dernière une 2e place aux Jeux du Canada (Halifax) et une 10e position au Canadien senior de Val-Saint-Côme.
Quelques points de plus pourraient aussi lui permettre de réaliser ses deux grands objectifs : entrer dans l’équipe nationale durant la saison 2012-2013 et, surtout, faire les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
DE GROS ENTRAÎNEMENTS
Quoi qu’il en soit, Myriam Leclerc ne compte pas que sur le D-Spin pour arriver à ses fins. Elle s’entraîne vigoureusement à longueur d’année. L’été, la skieuse exécute des sauts sur un trampoline ainsi que sur une rampe d’eau et l’hiver, sur des vraies pentes enneigées. Des centaines et des centaines de sauts et c’est comme ça depuis plusieurs années. Athlète très déterminée, Myriam garde la cadence, même si, des fois, ça fait mal. « Il n’y a pas une journée d’entraînement où je ne tombe pas ou ne fais pas une sortie de piste. Le ski acrobatique c’est ça. Des fois ça fait vraiment mal, mais je n’ai jamais rien eu de sérieux, si ce n’est des ligaments étirés. Pour le reste, que des bleus », raconte la récipiendaire 2011 du trophée Jean-Luc-Brassard, remis annuellement par la Fédération québécoise de ski acrobatique à l’athlète représentant le meilleur espoir.
Mais ces petits bleus sont vite oubliés quand Myriam grimpe sur le podium, « ou quand je réalise une performance comme aux derniers Championnats mondiaux juniors. Aucune médaille, mais aucune erreur dans toute la compétition », signale fièrement la skieuse.
Cinq performances remarquables
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Date
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Compétition
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Niveau
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Résultat
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2011
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Championnat junior canadien
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National
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1re bosses en simple
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2011
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Jeux du Canada
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National
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2e bosses en parallèle
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2010
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Coupe Canada
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International
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2e bosses en simple
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Mai 2011
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Championnats mondiaux juniors
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International
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15e bosses en simple
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2011
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Série Noram
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International
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12e bosses en parallèle
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