Établissements de santé

Bientôt en réseau

Jean-François Villeneuve / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

24M_DSC_8417

Jean-Francois Villeneuve/Agence QMI

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec Yves Bolduc et David Levine, président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal lors de l'annonce du déploiement du Dossier de santé du Québec (DSQ).

Les professionnels de la santé de Montréal auront bientôt accès à de nombreuses données sur leurs patients, et ce, peu importe le nombre d’hôpitaux, de cliniques ou de pharmacies visitées par ceux-ci.

Par l'entremise du Dossier de santé du Québec (DSQ), ce sont 1,9 million de Montréalais qui s’ajouteront aux 1,5 million de Québécois inscrits au programme dans les régions de la Capitale-Nationale, l’Estrie et Lanaudière, déjà intégrées à ce projet.

L’enveloppe budgétaire pour l’ensemble du DSQ est de plus de 500 millions $.

D’ici 2014, le ministère de la Santé et des Services sociaux compte être en mesure de brancher la grande majorité des établissements du Québec à ce service. Le DSQ permet aux divers intervenants de consulter les médicaments prescrits à leurs patients, ainsi que les différents tests de laboratoires et examens radiologiques subis par ceux-ci.

L’historique médical des patients n’est cependant pas accessible à l’aide de ce système de partage d’information.

«Les médecins et les infirmières, qui disposeront d’une information plus complète, pourront intervenir plus rapidement et plus judicieusement», a tenu à souligner le ministre Yves Bolduc, lors de l’annonce de l’implantation du DSQ, lundi à Montréal.

Président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, David Levine est convaincu que ce réseau d’échange favorisera tous les citoyens de la province.

«C’est un moyen de mettre ensemble les données pour éviter de dédoubler les tests et surtout éviter les erreurs, a-t-il souligné. Les cliniques vont avoir l’information de tous les médicaments que quelqu’un prendra.»

Les données commenceront à être recueillies dès le 30 mars à Montréal. Les établissements de santé et pharmacies seront graduellement ajoutés au réseau pendant un peu plus d’un an.

Il n’y aura aucune démarche à faire pour s’inscrire au DSQ. Ceux et celles qui refuseront de partager leurs informations entre les différents établissements pourront remplir un questionnaire pour s’en voir dispensés.

Seule ombre au tableau, l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) a récemment fait savoir qu’elle refuserait de participer à l’implantation du DSQ, en guise de moyen de pression. L'entente entre l'AQPP et le ministère de la Santé et des Services sociaux est échue depuis mars 2010.