Basketball

La NBL à la rescousse des Kebs

Mario Morissette / Agence QMI

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COURTOISIE CAROLINE GRÉGOIRE

Les succès de Kebs de Québec à leur première saison sur les parquets de la Ligue nationale de basketball ne trouvent pas écho dans les états financiers de la concession.

Les succès de Kebs de Québec à leur première saison sur les parquets de la Ligue nationale de basketball ne trouvent pas écho dans les états financiers de la concession.

 

Pour terminer la saison régulière et les séries éliminatoires, la formation québécoise pourrait devoir compter sur le soutien financier de la Ligue nationale de basketball du Canada (NBL).

Lundi, le président et chef des opérations de la NBL, Andre Levingston, a refusé de parler de tutelle, même si le propriétaire des Kebs, Vincent Bernier, devra respecter «certaines» contraintes budgétaires.

«Comme c’est le cas dans toutes les ligues professionnelles, des équipes de la NBL ne sont pas à l’abri des problèmes financiers. Il est toutefois hors de question de dissoudre ou de suspendre les activités des Kebs.

«La ligue ne prendra pas le contrôle de la gestion de l’équipe, mais les propriétaires des Kebs devront adhérer à un cadre financier», a précisé Levingston.

Mesure préventive

Le président des Kebs, Conrad Bernier, affirme que l’aide de la ligue prend la forme d’une police d’assurance plutôt que d’une opération de sauvetage.

«La ligue nous viendra en aide, si nécessaire. C’est ce qui a été décidé en fin de semaine lors d’une réunion avec les dirigeants du circuit.»

Son fils, Vincent Bernier, estimait lundi à quelque 100 000 $ les coûts de fonctionnement à venir des Kebs d’ici à la fin des séries éliminatoires.

Selon le président de la NBL, un déficit élevé était prévisible à Québec, dès les premiers paniers enfilés au camp d’entraînement.

«Pour espérer atteindre l’équilibre financier, les Kebs doivent jouer dans un amphithéâtre de niveau professionnel. Pas dans un gymnase d’un complexe universitaire (PEPS de l’Université Laval).

«À la création de la NBL l’an dernier, les Kebs avaient obtenu une prolongation d’une saison pour se conformer à ce règlement. Je demeure convaincu qu’en jouant dans un aréna (pavillon de la Jeunesse par exemple), ils attireraient plus de spectateurs.»

Dans le grand gymnase du PEPS, les Kebs cèdent évidemment le plancher aux clubs universitaires du Rouge et Or.

Cette saison, le calendrier local des basketballeurs professionnels n’avait rien pour susciter et soutenir l’intérêt des amateurs.

«Cet automne, nous avons été six semaines sans présenter de match à Québec. Nous en avons ensuite disputé six en huit jours au PEPS, en décembre.

«Récemment, on a aussi été 14 jours sans match (du 21 janvier au 3 février). C’est difficile de générer des revenus en jouant les lundis et mardis soir. Sans contredit, il s’agit du pire horaire de notre histoire», a constaté Vincent Bernier.