CPE

Salaires et vacances à l'enjeu

CA_RémiNadeau

Rémi Nadeau @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Conflit CPE

photo Daniel Mallard

Les travailleuses de CPE syndiquées à la CSN demandent non seulement des hausses de salaire de 11,25 pour cent sur trois ans, mais aussi 10 jours de congé « personnel », 13 jours de congé férié et six semaines de vacances.

Les travailleuses des centres de la petite enfance syndiquées à la CSN demandent non seulement des hausses de salaire de 11,25 pour cent sur trois ans, mais aussi 10 jours de congé « personnel », 13 jours de congé férié et six semaines de vacances.

Le Journal a obtenu le détail des revendications des éducatrices alors qu’elles s’apprêtent à plonger 360 CPE du Québec dans leur première journée de grève générale, vendredi.

Déjà lundi, quelques milliers de parents ont été privés de services dans les 119 CPE syndiqués de Montréal, Laval, de la Montérégie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec, en raison de la lenteur des négociations régionales.

Toutefois, c’est l’échec du blitz de négociations nationales qui risque d’entraîner les plus lourdes conséquences pour les familles, puisque tous les syndicats affiliés à la CSN ont en main des mandats de grève de cinq jours qui sont ainsi réactivés.

« Nous n’avons pas été en mesure d’obtenir une entente de principe pour le 5 février; alors, nous récupérons nos droits auxquels nous avions décidé de surseoir en décembre », a précisé la responsable des négociations à la CSN, Louise Labrie, qui blâme l’association patronale des centres de la petite enfance et le ministère de la Famille.

« La balle est dans leur camp, ils n’ont même pas répondu à certaines de nos demandes », a-t-elle ajouté.

Mardi, les déléguées seront rassemblées à Montréal pour faire le point sur les négociations qui piétinent, les travailleuses étant sans contrat de travail depuis près de deux ans.

Demande

Les syndiquées demandent un plancher de 10 jours de congé « personnel » pour les travailleuses qui ont un horaire sur cinq jours, et un plancher de 13 jours de congé férié.

Elles revendiquent aussi une uniformisation à la hausse des vacances, pour les faire passer à cinq et six semaines par année selon l’ancienneté.

Actuellement, plusieurs éducatrices se contentent de vacances de trois à quatre semaines.

« Les planchers que nous demandons, une majorité de nos travailleuses les ont déjà atteints. C’est pour permettre aux autres d’obtenir les mêmes conditions », a précisé Louise Labrie, soutenant que les revendications pour les congés et les vacances ne représentent « que 1,1 pour cent de la masse salariale totale ».

Ministère discret

Bien que la ministre de la Famille, Yolande James, ait répété dans les médias qu’elle déplorait la décision des syndiquées de tenir une journée de grève, qu’elle juge « prématurée », le gouvernement refuse de chiffrer l’ensemble des demandes de la CSN et de les commenter.

Le Journal a toutefois appris que Québec a répondu aux demandes salariales des éducatrices en leur offrant sans surprise les mêmes hausses consenties aux employés de la fonction publique, de 7 à 10 pour cent sur cinq ans, selon les fluctuations de l’économie.

Vos commentaires

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.

Commentaires propulsés par Disqus