Vos commentaires
En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.
Commentaires propulsés par Disqus
Le Journal en Europe
Extraits du spectacle des Cowboys Fringants à l'Olympia de Paris, le 6 février 2012. Montage édité sans la foule.
Journal de Montréal
Le groupe de l’année au Québec est peut-être les Cowboys Fringants, si l’on se fie au dernier gala de l’ADISQ, mais la formation de Repentigny pourrait bien prétendre au même titre, en France. Hier soir, le groupe s’est produit dans un Olympia de Paris rempli à pleine capacité et, surtout, littéralement survolté.
On nous avait déjà dit que d’assister à un concert des Cowboys Fringants au mythique Olympia de Paris était un événement marquant et touchant. Et bien, on peut le confirmer sans hésiter après avoir vu les Cowboys Fringants faire allègrement danser 2 500 spectateurs, dont une très grande majorité de Français, durant 2 h 30.
Le Journal suivra le groupe québécois toute la semaine, durant une partie de sa tournée européenne. Avant les concerts à Lyon et Genève, quoi de mieux que deux soirs explosifs dans la Ville lumière ? Pour suivre encore plus en détails toutes les péripéties des Cowboys en tournée, suivez mon blogue. Nous y publierons des vidéos exclusives, des photos et des anecdotes de tournée.
Voici donc ci-dessous le concert d’hier soir, à l’Olympia, décortiqué.
La salle : Fondée en 1893, l’Olympia de Paris est le plus ancien music-hall de Paris encore en activité. La salle a accueilli tous les grands noms de la musique, dont Édith Piaf, Indochine, Georges Brassens, Jacques Brel et Céline Dion.
La foule : On a remarqué que les spectateurs étaient plus vieux en France qu’au Québec. Bien peu d’adolescents étaient dans l’assistance, alors qu’on y a vu plusieurs trentenaires et même de nombreux baby-boomers, au balcon.
Les Québécois : Ils étaient visiblement en minorité, hier soir, contrairement aux premiers passages des Cowboys Fringants, à Paris. À part Louis-José Houde et Monique Giroux, on a aperçu bien peu de Québécois dans la salle. Les spectateurs rencontrés avec des chandails du Canadien et des drapeaux du Québec étaient tous Français ! On a aussi croisé quelques Belges et Suisses.
L’ouverture : Le groupe a débuté la soirée avec la très appropriée Paris-Montréal, une nouvelle pièce qui semble déjà avoir été adoptée par le public français qui ne s’est pas gêné pour chanter les « ooo-ooooh ! ».
Les costumes : Depuis quelques années, les Cowboys Fringants ont ajouté de la couleur à leurs habillements. Tandis que le chanteur Karl Tremblay semble avoir le même accoutrement depuis 1996, le bassiste Jérôme Dupras et le guitariste Jean-François Pauzé ont laissé aller leur originalité. Le premier était vêtu d’une robe rose et d’un masque de lutte, tandis que le second avait un ensemble moulé rappelant les costumes de certains patineurs artistiques. De toute beauté.
Les nouvelles pièces : Plusieurs chansons de Que du vent ont très bien passé le test de la scène. Outre Paris-Montréal, on a particulièrement apprécié l’enchaînement Hasbeen et Marilou s’en fout, avec le solo très énergique de Marie-Annick Lépine, au violon. Avant de jouer la touchante Shooters, Karl Tremblay l’a dédié aux travailleurs d’une usine de l’Assomption qui a fermé ses portes « grâce à l’ingérence de notre petit gouvernement ».
Les éclairages : Conçus par Jean-François Couture et Titi Tancrède, ils n’avaient absolument rien à envier à ceux d’autres gros concerts d’importance. Derrière la scène se trouvait un véritable mur de lumières constitué de quatre assemblages qui contenaient un total de 144 projecteurs ! Éblouissant.
Les musiciens accompagnateurs : Aucunement figurants, ils prennent pleinement part au spectacle. Il y a Marc-André Brazeau (batterie), Simon Landry (guitare) et Daniel Lacoste (guitare).
Le classique instantané : On a vraiment ri quand Jérôme Dupras s’est amené au micro pour chanter une pièce de son groupe, Les p’tits coucous, La chatte de ma soeur. Un moment très rigolo qui nous a rappelé ce qui nous avait charmés chez les Cowboys Fringants, il y a plus d’une décennie.
Les interventions de Karl : Peu importe qu’il joue à Paris ou au Québec, le chanteur ne change absolument pas sa façon de parler, ce qui est tout à son honneur. « Salut Paris ! Il me semble que ça faisait longtemps qu’on n’était pas venu », a-t-il dit à la foule.
Les hits : En fin de concert, avant le rappel, le groupe a joué coup sur coup En berne, 8 secondes et Les étoiles filantes. La première a notamment été très particulière, en entendant la foule française chanter « Si c’est ça l’Québec moderne, ben moi j’mets mon drapeau en berne. Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent ».
Les succès souvenirs : Au rappel, les Cowboys ont joué Awikatchikaën, avec les comiques allusions à Claude Dubois et Granby, de même que Le shack à Hector, ponctuée d’expressions toutes plus québécoises. En demande spéciale, le groupe a conclu avec Le gars de la compagnie, Toune d’automne et L’hiver approche. Tout à coup, on était de retour en 2002, un grand sourire accroché au visage.
En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.
Commentaires propulsés par Disqus