Y’ a des élections dans l’air… Les différentes formations politiques québécoises s’affairent à préparer la prochaine campagne. On sent les troupes piaffer avant que la course ne soit lancée. Faudra porter attention au prochain sondage traduisant les tendances populaires.
Portrait de famille
On dit que la paix serait revenue au Parti québécois. Les militants tentent de reprendre leur souffle tout en essayant de retaper la mécanique électorale. Pas facile pour ce parti qui se veut un bon gouvernement, mais pour qui l’option est à la fois la raison d’être et la difficulté d’exister.
La Coalition avenir Québec, elle, se félicite de son rassemblement de 350 à 400 partisans tenu il y a quelques jours dans la vieille capitale. Fier de cette lancée, le chef François Legault s’engage à rouvrir les conventions collectives des enseignants et des médecins dans les cent premiers jours d’un gouvernement caquiste. Rien de moins.
Reste le Parti libéral qui table et mise sur son cheval économique, le Plan Nord. Le problème pour les libéraux, c’est qu’ils traînent l’usure du pouvoir et l’image du scandale.
Mais dans cette course à trois dans laquelle les autres partis semblent perdus, tout peut arriver, même un nouveau gouvernement libéral minoritaire. L’isoloir renferme quelques mystères et une logique très particulière difficile à saisir après coup et donc encore plus à anticiper.
Tout nouveau tout beau
En fait, le grand inconnu, c’est le nouveau joueur. La CAQ a beau avoir ses voiles gonflées par le vent de l’insatisfaction populaire à l’endroit des vieux partis, elle devra convaincre une majorité de Québécois que son projet de société est conforme à leurs idées, à leurs valeurs et à leurs ambitions.
Et qui seront les porteurs de ballons, les gros canons ? Se présenteront-ils en nombre suffisant pour constituer une équipe capable de mener à la victoire ?
Beaucoup de questions restent à éclaircir et on attend toujours. Parce que jusqu’à maintenant, on n’a pas encore vu ce que c’est que de faire de la politique autrement. Surtout pas sous l’angle du financement ! J’espère que ça ne repose pas sur la seule volonté de rouvrir des conventions collectives et des ententes, d’abolir les commissions scolaires et les agences de la santé.
Bien sûr que ça parle au monde, ce genre d’intentions et que ça rejoint bien des gens, mais est-ce vraiment de ça dont le Québec a besoin en priorité ? Sincèrement, j’en doute. Tiens ! Pourquoi ne pas commencer de manière transitoire en essayant de faire quelque chose avec ce que nous avons ? La politique de la terre brûlée et de la table rase, c’est vieux comme le monde et, d’habitude, ça fait plus de dommage qu’autre chose.
L’avidité de prendre le pouvoir est souvent mauvaise conseillère pour les prétendants et l’insatisfaction tout autant pour l’électeur.