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Coupe Davis
REUTERS
L'équipe canadienne de la Coupe Davis en conférence de presse, mardi.
Ce week-end à Vancouver, le Canada affrontera la France en Coupe Davis. Il s’agira d’un retour au sein du Groupe mondial pour la délégation unifoliée, qui n’a plus fait partie des 16 meilleures nations au monde depuis 2004.
Signe que les temps changent, il y a huit ans, Simon Larose se mesurait aux Pays-Bas dans cette confrontation perdue 4-1 par les Canadiens. En fin de semaine, c’est dans un rôle d’analyste que Larose prendra part à la prestigieuse confrontation, lui qui décrira aux côtés de Paul Rivard l’affrontement entre les deux nations, pour TVA Sports.
Et selon l’ancien joueur, le spectacle pourrait être des plus relevés.
«Les spectateurs vont avoir la chance d’admirer le talent de Milos Raonic, un compétiteur qui peut donner du fil à retordre à n’importe qui, explique-t-il. C’est quelqu’un de très athlétique.
«Ce sera impressionnant de voir les bombes qu’il va servir!» s’exclame-t-il, en référence au puissant service de la meilleure raquette canadienne.
Si le Canada a été exclu du Groupe mondial pendant presque une décennie, la raison est simple, affirme Larose. Contrairement aux grandes nations, le pays ne misait pas, pendant cette période, sur un joueur comptant parmi les 20 ou 30 meilleurs au monde en simple.
«Il y a Daniel Nestor qui est dominant en double et qui ne perd presque jamais en Coupe Davis. Mais sinon, ce passage à vide s’explique principalement par l’absence d’autres joueurs de sa qualité», croit-il.
Avec les Raonic et Nestor, à qui se joindront Vasek Pospisil et Frank Dancevic, le Canada pourrait causer la surprise contre les puissants Français, qui miseront sur deux membres du top 20 en Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils.
«Je ne crois pas que le Canada gagnera facilement, précise-t-il toutefois. La France, elle, pourrait l’emporter aisément. Mais elle pourrait connaître plus de difficultés, au point où les joueurs canadiens pourraient s’enfuir avec une victoire à l'arraché.
«Dans les matchs de Raonic, l’avantage ira à celui qui servira le mieux. Pour Pospisil, ça risque d’être plus difficile, mais il aura la chance de ne pas avoir de pression. Le Canada se présente là avec une équipe capable de compétitionner, pas juste pour bien paraître.»
En Europe et en Amérique du Sud, la Coupe Davis est une compétition fort prisée des amateurs de tennis. Larose soutient y avoir vécu les meilleurs moments de sa carrière… mais aussi les pires.
«C’est particulier. C’est deux extrêmes. Tu joues pour ton pays. Tu as une équipe derrière toi, ce qui n’arrive pas lorsque tu es sur le circuit. Tu subis aussi une pression énorme, mais tu peux compter sur le support des autres.»
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