Quatre consortiums, composés surtout de firmes québécoises ou canadiennes, sont en lice pour décrocher, d'ici un mois, le gros lot d'un milliard $ pour l'agrandissement du centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, à Montréal.
Les propositions financières ont été reçues, la semaine dernière, par Infrastructure Québec, qui les a toutes jugées conformes après des vérifications préliminaires.
L'organisme qui relève du gouvernement provincial a du pain sur la planche, car avec une enveloppe globale de 995 millions $, la transformation du CHU Sainte-Justine est le troisième plus important projet dans le secteur de la santé au Québec, après le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).
D'ici 2018, Québec veut doter l'hôpital d'un nouveau pavillon de sept étages, d'un centre de recherche de 27 000 pieds carrés, d'un stationnement souterrain et d'une autre centrale thermique.
Mi-mars
Un comité de sélection, composé de sept personnes, a été formé pour étudier les offres et inclut des représentants du CHU Sainte-Justine, du ministère de la Santé et des Services sociaux, d’Infrastructure Québec et un expert indépendant. Si tout se déroule comme prévu, le consortium gagnant sera connu à la mi-mars.
« Lorsqu'on va faire l'annonce, ça va être signé avec le partenaire, incluant le coût de la proposition », promet Karla Duval, porte-parole d'Infrastructure Québec.
La proposition retenue ne sera pas nécessairement la moins chère, précise-t-elle. « Ce sera celle qui a la meilleure valeur pour les fonds publics investis ».
Rappelons que le gouvernement Charest avait opté pour un mode de construction « clé en main », ce qui veut dire que la province sera propriétaire et gestionnaire des lieux dès la fin de la construction.
Acteurs connus
Contrairement au CHUM et au CUSM, le projet d'agrandissement de Sainte-Justine n'a pas suscité beaucoup d'intérêt à l'international.
Les candidats sont des acteurs connus. L'un des groupes est dirigé par SNC-Lavalin.
Un autre est formé entre autres des firmes OHL Construction et EBC, toutes deux impliquées dans la construction du CHUM.
Québec a aussi prévu d'importantes compensations financières pour les consortiums perdants. Il pourrait verser 2,55 millions $ en fonds publics à titre de dédommagement, si chacun des trois consortiums non-sélectionnés présente des propositions conformes.