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Canadien | Islanders
Entrevue Carey Price
Journal de Montréal
Les sourires étaient plus nombreux et l’ambiance plus détendue au Complexe d’entraînement de Brossard après la victoire à l’arraché soutirée mardi aux Penguins de Pittsburgh.
La plupart des joueurs interrogés se disent toutefois conscients qu’il faudrait pratiquement un miracle pour que le Canadien parvienne à se hisser parmi les huit formations de l’association de l’Est qui auront le privilège de participer aux séries de fin de saison.
Mais bon, tant qu’il y a de l’espoir, il faut continuer à travailler et pourquoi pas… prier (voir texte en page 4) comme le suggère l’Église catholique de Montréal !
« Nous n’avons rien à perdre, a reconnu Max Pacioretty. Nous sommes trop fiers pour lancer la serviette. Nous allons nous battre jusqu’au bout.
« Les amateurs ont de grandes attentes envers cette équipe et nous ne voulons pas les abandonner.
« Ça me fait rire d’entendre qu’il serait bénéfique de terminer dernier et de récolter un bon choix au repêchage. Nous ne pensons pas de cette façon.
« La pente est haute à remonter, c’est vrai, mais tous les espoirs sont encore permis », a ajouté Pacioretty.
Un match à la fois
David Desharnais abonde dans le même sens.
« Nous venons de gagner deux gros matchs, ce n’est pas le temps d’abandonner, a dit l’attaquant québécois. Ce ne sera pas facile d’ici à la fin de la saison. Il faut y aller un match à la fois, mais bon, on se dit tous que rien n’est impossible.
« Si on maintient notre niveau d’intensité des dernières rencontres, on ne sait pas ce qui peut arriver. À ce que je sache, nous ne sommes pas encore éliminés… »
Carey Price, brillant lors des deux récentes victoires du Canadien, admet que la situation précaire de l’équipe force les joueurs à prendre certains risques.
« La pression est moins forte qu’en début de saison, de dire le gardien du Canadien. De ce fait, les joueurs se sentent plus libres dans leur mouvement, ce qui peut créer de meilleures occasions de marquer. »
Une puissance en... désavantage !
Malgré ses déboires, le Canadien peut se vanter de compter sur la meilleure formation du circuit en désavantage numérique avec un taux d’efficacité de 89,9 pour cent, du jamais vu en 15 ans dans la LNH.
Randy Cunneyworth n’a d’ailleurs pas manqué de rendre hommage à ses joueurs et à son personnel d’entraîneurs.
« C’est un effort d’équipe, a-t-il fait remarquer hier. Le gardien est la clé du succès, certes, mais tous les joueurs devant lui n’hésitent pas à se sacrifier.
« La contribution de Randy Ladouceur (un de ses adjoints) mérite aussi d’être soulignée. »
Quand on parle de désavantage numérique, le nom du défenseur Hal Gill, très habile à bloquer les tirs et à dégager son territoire, revient constamment dans les conversations.
Et ce n’est pas un hasard de voir son nom circuler de plus en plus dans les rumeurs de transaction.
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