Les établissements de santé doivent mieux protéger les dossiers de leurs patients, urge le ministre de la Santé, Yves Bolduc, étonné que des données sensibles soient parfois facilement accessibles.
« La responsabilité des établissements, c’est de s’assurer que les dossiers sont sous surveillance ou dans des endroits qui ne sont pas accessibles à la population, et même aux professionnels en général », a signalé le ministre hier, après la parution d’un reportage troublant du Journal.
M. Bolduc ne pouvait s’expliquer qu’à l’Hôtel-Dieu du CHUM notamment, un journaliste ait pu consulter aisément des dossiers médicaux placés sans surveillance dans un corridor.
« Habituellement, les archives sont dans un endroit où seuls les archivistes ont accès aux dossiers médicaux », a précisé le ministre, selon qui la confidentialité dans les hôpitaux, « c’est ultra important ».
Il estime que le reportage incitera les établissements « à prendre leurs responsabilités ».
Informatisation
Yves Bolduc a aussi précisé que l’informatisation du réseau de la santé facilitera à l’avenir la préservation de la confidentialité des données.
« Le dossier électronique est plus sécuritaire que le dossier papier. C’est un argument de plus en faveur de l’informatisation », a plaidé le ministre.
Il signale que déjà, des hôpitaux à Lévis, à Longueuil et à Trois-Rivières ont numérisé les dossiers médicaux antérieurs.
« Lorsque vous vous présentez à l’urgence, pas besoin de faire venir le dossier papier, puisque le médecin le voit à l’écran. Et il doit entrer un code d’accès pour l’ouvrir », a résumé M. Bolduc.
« Plus sécuritaire »
Ainsi, l’établissement peut savoir qui a accédé au dossier, à quelle heure et en quoi constituaient les informations qui ont été consultées.
« C’est plus sécuritaire et il y a une traçabilité des informations », a-t-il conclu.