Vos commentaires
En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.
Commentaires propulsés par Disqus
tou.tv | négociations
Photo courtoisie
L’auberge du chien noir est l’un des seuls feuilletons radio-canadiens à ne pas se trouver sur Tou.tv.
Les fans de L’auberge du chien noir devront prendre leur mal en patience avant de voir leur téléroman préféré faire son entrée sur le site Internet Tou.tv. Les montants offerts par la Société Radio-Canada (SRC) aux comédiens du feuilleton, pour permettre sa diffusion sur le Web, seraient « risibles », selon nos sources.
La société d’État serait prête à verser des droits de suite de 1,6 % aux acteurs. Une proposition qui déçoit les principaux intéressés. Ces derniers se sentent « emprisonnés » et réclament un meilleur traitement.
Négociations difficiles
Ce débat survient alors que les négociations entre la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) et Radio-Canada sur les droits de diffusion sur le Web de L’auberge du chien noir sont rompues. Elles seront reprises dans six mois, ce qui permettra aux deux forces en présence de revoir leur position sur l’utilisation des productions maison de la SRC sur Tou.tv.
« On a été incapables de faire des avancées significatives, confirme Sylvie Lussier, présidente de la SARTEC et coauteure de L'auberge du chien noir. Les positions de chacune des parties étaient trop éloignées. Pour l’instant, c’est le statu quo : on a décidé de signer une prolongation de la convention actuelle en attendant la reprise des négociations. »
Même son de cloche du côté du diffuseur public. « Les négociations n’ont pas abouti. On a essayé, mais on n’a pas réussi », indique Marie Tétreault, chef des communications Internet et des services numériques à Radio-Canada.
Du côté de l’Union des artistes (UDA), on refuse de donner de détails puisque le dossier n’est pas encore fermé.
Patience
Comme L’auberge du chien noir est une production de la maison de Radio-Canada, les conditions d’exploitation sur les nouvelles plates-formes ne figuraient pas dans l'entente entre les parties lorsque le téléroman a pris l’antenne, en janvier 2003.
« Aujourd’hui, on discute immédiatement de la diffusion sur l’Internet, mais à l’époque, ce n’était pas le cas. C’est pour ça qu’on ne retrouve pas certaines émissions sur Tou.tv, explique Marie Tétreault. Retourner en arrière et rouvrir ces ententes-là, ça représente énormément de discussions et de négociations. Le producteur doit vérifier que tous les ayants-droits acceptent les termes de l’offre, etc. »
Qui dit libération de droits dit coûts additionnels. « Radio-Canada doit faire des choix à la mesure de ses moyens », ajoute Marie Tétreault.
La SARTEC, syndicat de 1 400 membres ayant comme mission de défendre les droits des auteurs de langue française, s’attend à une rentrée mouvementée. « C’est notre plus gros combat des dernières années et c’est loin d’être fini », dit Sylvie Lussier.
Vers une 11e saison
Sylvie Lussier et Pierre Poirier ont par ailleurs entamé l’écriture de la 11e saison de L’auberge du chien noir, qui reviendra à l’antenne de Radio-Canada cet automne. « Il faut nourrir la bête ! » s’exclame la coauteure du téléroman.
« Chaque année, on se pose la question, dit Sylvie Lussier. On ne veut pas continuer pour les mauvaises raisons. Est-ce qu’on a encore des intrigues ? Est-ce qu’on a fait le tour du jardin ? Est-ce qu’on a encore du plaisir à le faire ? »
Pour s’inspirer, le tandem Lussier-Poirier se tourne vers son importante banque de personnages. L’auberge en compte 65 au total.
« Ça nous a nui au début parce que les gens s’attachaient moins rapidement à nos intrigues, mais aujourd’hui, c’est un avantage. On peut jongler avec beaucoup d’univers. Ça nous donne beaucoup de jus », conclut-elle.
En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.
Commentaires propulsés par Disqus