Les travailleurs d’un autre dépanneur Couche-Tard ont obtenu le droit de se joindre à la centrale syndicale CSN.
La Commission des relations du travail (CRT) a accordé une nouvelle accréditation syndicale à un dépanneur Couche-Tard de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, à Montréal. La décision a été rendue le 8 février.
«C'est une autre victoire pour les travailleuses et les travailleurs de cette corporation rendue très riche grâce au travail de ses employés, a déclaré David Bergeron-Cyr, le vice-président de la Fédération du commerce-CSN. Nous allons les appuyer jusqu'au bout dans leur démarche d'obtenir une première convention collective qui reconnaît leurs contributions à la rentabilité de Couche-Tard.»
La requête en accréditation avait été déposée en décembre dernier. Selon le syndicat, la plupart des employés de Couche-Tard travaillent au salaire minimum et ne jouissent d'aucune journée de maladie payée. Ils auraient également de la difficulté à faire respecter les normes du travail ainsi que les lois sur la santé et la sécurité au travail.
Par ailleurs, la CSN a indiqué dans un communiqué que les efforts de négocier une première convention collective pour les salariés de la succursale de Saint-Liboire se poursuivront les 13, 14 et 15 février, et que les parties syndicale et patronale commenceront bientôt les négociations pour la succursale de Saint-Hubert.
«C'est évident que seule la force du mouvement syndical peut équilibrer le rapport de force entre un géant comme Couche-Tard et les gens vivant au salaire minimum», a souligné Jean Lacharité, vice-président de la CSN, responsable de la syndicalisation.
Les dépanneurs de Pierrefonds, Saint-Liboire, Saint-Hubert ont obtenu leur accréditation syndicale, tout comme ceux situés à l'angle des rues Jean-Talon et d'Iberville et des rues Saint-Denis et Beaubien. Ces deux derniers ont été cependant fermés par la direction de Couche-Tard.
Des audiences auront lieu les 28, 29 février ainsi que le 1er mars prochain devant la Commission des relations du travail (CRT) pour discuter de la fermeture de ces dépanneurs.