L’ex-député fédéral conservateur Daniel Petit a confirmé au Journal qu’il sera candidat dans Charlesbourg aux prochaines élections sous la bannière du Parti conservateur du Québec dont la résurrection a été annoncée en janvier.
« J’ai pris ma décision il y a environ 48 heures. Oui, je serai candidat », a-t-il confié en entrevue, mardi. « On part dans une grande aventure. Nous sommes un jeune parti, mais on est prêts. On a des chances de succès. Tout est possible », a avancé celui qui a été emporté par la vague orange en mai dernier. Il tentera de déloger le libéral Michel Pigeon.
Le Parti conservateur du Québec fut actif entre 1867 et 1936 avant de renaître de ses cendres, sur papier, en 2009. Si le parti passe encore sous le radar médiatique, les troupes, elles, s’organisent. Un premier « rallye » a eu lieu à Charlesbourg, la semaine dernière. Un autre rassemblement aura lieu dans deux semaines dans la région montréalaise.
Les conservateurs du Québec, résolument à droite (à l’instar du Parti conservateur du Canada qui n’a aucun lien officiel avec eux), espèrent combler un vide politique et brouiller les cartes du prochain scrutin, surtout dans la région de Québec. Le PCQ courtisera les « orphelins de la droite » depuis la fusion CAQ-ADQ. D’ailleurs, plusieurs anciens adéquistes anti-fusion auraient joint le nouveau mouvement.
Même combat que le PCC
Le PCQ n’a pas encore de programme ni de plate-forme mais partage la même vision que le Parti conservateur de Stephen Harper, à plusieurs niveaux, en matière de justice notamment en appuyant le projet C-10. « On n’a pas besoin d’expliquer vraiment qui on est quand on prononce le mot “conservateur”. Il n’y a pas d’ambiguïté. On n’a pas les deux mains sur le volant puis les deux pieds sur les freins », a lâché Me Petit, ex-secrétaire parlementaire du ministre de la Justice à Ottawa.
Plusieurs candidats?
Plusieurs personnes sont pressenties pour porter les couleurs du PCQ, incluant le président du parti, Jean-François Plante (ex-candidat adéquiste en 2007, qui a dû se retirer en raison de propos controversés sur l’équité salariale et les femmes). Le chef du parti, Luc Harvey (ex-député fédéral conservateur dans Louis-Hébert de 2006 à 2008), se présentera aussi dans la région de Québec. Toutefois, il hésiterait encore entre les circonscriptions de Louis-Hébert et Lévis. Il a été impossible de le joindre, mardi.
Si des élections sont déclenchées ce printemps, Daniel Petit estime que le PCQ sera en mesure de présenter au moins une quinzaine de candidats à l’échelle de la province.