Conflit CPE

Grèves annulées

CA_RémiNadeau

Rémi Nadeau @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Daniel Ratthé de la CAQ, en point de presse, veut limiter le droit de grève dans le dossier des CPE.

Journal de Québec

Les éducatrices des CPE syndiquées à la CSN ont renoncé à la tenue d'une nouvelle journée de grève qui devait avoir lieu aujourd'hui à Montréal, Laval et Québec, à la suite de progrès importants à la table de négociations.

 


La nouvelle est tombée sur le coup de 22 h hier soir, alors que tout indiquait jusque-là que les négociations se trouvaient dans une impasse, particulièrement depuis le retrait de la partie patronale.

Or, même si les parties impliquées n'ont pas donné de détails, il appert que le comité patronal était de retour à la table de négociations hier en soirée.

La CSN a choisi de suspendre ses moyens de pression, tant la journée de grève qui était prévue aujourd'hui, que les deux journées de débrayage national annoncées pour lundi et mardi prochain.

« Nous démontrons que nous voulons à tout prix parvenir à une entente négociée », a écrit dans un communiqué le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Jeff Begley.

Les deux points en litige résident principalement dans les salaires et les vacances des 8 500 travailleuses des centres de la petite enfance affiliées à la CSN.

Elles réclament 11,25 pour cent de hausses salariales sur trois ans, alors que le gouvernement a proposé une augmentation de 6 à 10 pour cent sur 5 ans, en fonction de la progression de l'économie.

Quant aux vacances, les syndiquées demandent six semaines annuellement, même si la ministre de la Famille, Yolande James, a prévenu qu'elles devraient se contenter de cinq semaines après 25 années de services.

Appelée à commenter l'état des négociations hier, Mme James avait affirmé « que la patience des parents a ses limites ».

Propositions de la CAQ

Par ailleurs, le député Daniel Ratthé a demandé hier, au gouvernement Charest, de reconnaître les services de garde en tant que service essentiel selon le Code du travail.

Ainsi, le droit de grève des travailleuses des garderies serait balisé par la Commission des relations du travail.

« Il faut que les parents cessent d’être pris en otages et trouver une solution pour le futur », a clamé le porte-parole de la CAQ en matière de famille.

M. Ratthé déplore que les parents fassent actuellement les frais d’un conflit de travail entre les éducatrices et le gouvernement, qui s’est traîné les pieds dans le dossier, selon lui.

« Ce qu’on pourrait offrir aux parents, c’est une stabilité, des horaires prévisibles parce que je suis loin d’être convaincu que les familles peuvent se permettre de perdre jusqu’à quatre journées de travail », a signalé le député, faisant alors référence à la menace de deux autres journées de grève générale dans les CPE.