/travel/destinations
Navigation
Trésors de nos régions

L’aventure glacée de Katabatik

L’aventure glacée  de Katabatik
photo courtoisie Dans le silence uniquement troublé par le craquement des glaces, on se sent seul au monde.

Coup d'oeil sur cet article

Si elle demande une certaine dose d’audace et un amour des défis, l’idée de s’aventurer en kayak dans les eaux glacées du Saint-Laurent n’en offre pas moins une vitrine exceptionnelle sur le spectacle grandiose qu’offrent les côtes de Charlevoix recouvertes de leur manteau givré.

Pour une septième saison, dès la fin février (le 25 cette année), Katabatik, une entreprise qui se spécialise dans l’organisation d’expéditions guidées en kayak de mer dans l’estuaire du Saint-Laurent, propose ces sorties toutes les fins de semaine, jusqu’au 15 avril.

UN MOYEN DE TRANSPORT HIVERNAL

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’est pas nécessaire d’être un kayakiste d’expérience pour louvoyer entre les glaces qui défilent sur le fleuve, il suffit de bien suivre les consignes des guides, tous des professionnels. « C’est certain qu’il ne faut pas avoir froid aux yeux », précise Sébastien Savard, l’homme à l’origine de cette idée qui, de prime abord, peut sembler farfelue.

Il remet bien vite les pendules à l’heure. Ce sont les Inuits qui ont inventé le Kayak. « L’hiver devrait donc ê̂tre l’é́lément naturel du kayakiste », ajoute le Charlevoisien, fondateur de Katabatik. Il rappelle que plusieurs destinations hivernales comme l’Alaska ou le Groenland offrent depuis longtemps ce type d’aventures. Il suffit de bien encadrer les participants, d’utiliser des kayaks doubles qui donnent une plus grande liberté de mouvement et une meilleure stabilité et de porter des vêtements chauds.

Comme il est impératif de tenir compte des marées, des vents et de la température, il est nécessaire de réserver à l’avance. À leur arrivée, les participants ont d’abord droit à une préparation technique et à une formation avant de monter à bord de leur kayak pour un parcours d’environ 6 km, à l’assaut du grand fleuve sur la portion de la côte entre Cap-à-l’Aigle et La Malbaie. Celui qui pratiquait déjà ce sport en compagnie de ses amis (es) avant de l’offrir au public ne se lasse pas de ces sorties. On est pratiquement seul sur le fleuve, mis à part quelques phoques et quelques canards comme le Kakaoui. Tout autour, c’est le silence, uniquement troublé par le craquement des glaces, et la splendeur des paysages côtiers et des falaises de la région de Charlevoix.

UNIQUE AU QUÉBEC

Seule entreprise à proposer cette activité de manière organisée au Québec, Katabatik dont le nom s’inspire d’un vent de l’Arctique (le catabatique) n’offre cette aventure qu’à l’approche du printemps. En février, le kayak est difficilement praticable. Mars est le seul mois pendant lequel on est assurés de pouvoir pagayer au milieu des glaces, car déjà, en avril, c’est le retour des conditions printanières, explique Sébastien Savard.

À noter qu’en été, Katabatik propose différentes expéditions, d’une demi-journée, d’une journée ou même de plusieurs jours pour admirer les phares de l’estuaire, observer les baleines, suivre la route du fleuve, etc.

Commentaires