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ÉDUCATION | EXCLUSIF

Des taux de décrochage alarmants

Une quarantaine d’écoles secondaires affichent un taux supérieur à 30 %

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Plus d’une quarantaine d’écoles secondaires du Québec présentent un taux de décrochage supérieur à 30 %. Dans certains établissements, ce taux frise même les 60 %, révèlent des données obtenues par le Journal.

L’école secondaire Saint-Henri remporte la triste palme de l’école ayant le taux de décrochage le plus élevé.

Dans cette école de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), c’est plus de 59 % des élèves qui, en 2010, ont quitté l’établissement sans diplôme ou qualification.

Des hausses spectaculaires

Les écoles qui se retrouvent au bas du classement de l’année 2009-2010 ont connu une hausse importante du pourcentage de décrochage par rapport à l’année précédente.

Ainsi, l’école Golden Valley 2000, qui relève de la Commission scolaire Western Quebec, affichait un taux de 58,8 % en 2009-2010, comparativement à 31,6 % pour l’année précédente.

Même scénario pour l’école anglophone James Lyng, qui a vu son taux de décrochage passer de 36,2 % à 52,9 %.

Sans surprise, on retrouve une majorité de collèges privés dans le nombre d’écoles qui présentent un taux de décrochage inférieur à 5 %.

Toutefois, certaines écoles publiques, comme le Collège Vincent Massey de la Commission scolaire English-Montreal, n’ont aucun problème de décrochage, la preuve qu’il n’est pas impossible pour les écoles publiques d’améliorer leur bilan (voir autre texte).

Pas de véritable amélioration

À l’échelle du Québec, le taux de décrochage se situe à 17,4 %, comparativement à 18 % pour l’année précédente.

Une statistique qui ne reflète pas la réalité sur le terrain, croit la présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), Chantal Longpré.

« La situation ne s’est pas améliorée, affirme-t-elle. Il y a encore un garçon sur trois et une fille sur quatre qui n’obtiennent pas leur diplôme avant 20 ans. C’est inacceptable. »

Robert Cadotte, un ancien commissaire et expert des questions de l'éducation, abonde lui aussi dans ce sens.

« Ce sont toujours les mêmes écoles qui sont problématiques. On ne donne toujours pas assez d’argent aux écoles défavorisées pour lutter contre le décrochage. »

Même s’il croit que l’on « marche dans la bonne direction », Pierre Potvin, professeur au Département de psychoéducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières, se dit également surpris par la faible performance de certaines institutions.

« L’école Vanier, à Québec, a un taux de décrochage de 56,9 %. C’est incroyable quand on connait tout l’investissement qui a été mis dans cette école. Mais en même temps, c’est un milieu très défavorisé. »


Veuillez noter que notre palmarès ne contient pas la totalité des taux de décrochage pour toutes les écoles du Québec. Le taux de décrochage de certains établissements n'ont pas été transmis au Journal, en raison de critères établis par le ministère de l'Éducation.


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