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Musique classique

Les célébrations d’Angèle

CHRISTOPHE RODRIGUEZ

Christophe Rodriguez @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Les célébrations d’Angèle

Avec Silence, on joue, son trente-cinquième disque, la violoniste Angèle Dubeau souligne à grands traits ses trente-cinq ans de carrière ainsi que les quinze ans d’existence de l’ensemble La Piéta. Une cuvée exceptionnelle pour une interprète qui n’a pas vu le temps passer.

Depuis toujours, la souriante « comète blonde » est partie intégrante de la scène musicale québécoise et internationale, pour la multiplication des concerts, aventures musicales et promotion, ne l’oublions pas, des talents d’ici. Mardi 28 février, à la Maison symphonique, elle présentera Silence, on joue, nouvel opus consacré aux musiques de film.

À la vielle de cette première, nous avons parlé avec la violoniste de projets et du temps qui passe. « Et je vais souligner aussi mes cinquante ans, le 24 mars. Il me semble que c’était hier encore, mon premier récital à Joliette suivi d’une tournée dans le Bas du Fleuve. Oui, le temps passe aussi rapidement que mes projets, mais je peux vous dire que jamais, je me suis sentie aussi sereine »

De Philip Glass à Ennio Morricone

Au fil des ans, elle a consacré son travail à Philip Glass, Arvo Pärt et maintenant le cinéma avec le grand compositeur italien.

« Un autre projet que j’avais dans mes tiroirs et qui s’est enfin concrétisé. Tout est question de coups de cœur et surtout, d’avoir envie de partager la musique avec un public friand de découvertes. »

Pour cette nouveauté, enregistrée avec La Piéta, il y a des classiques comme Love Theme (Cinema Paradisio), Concerning Hobbits (Lord of The Rings), mais aussi My Heart Will Go On arrangé par Claude « Mego » Lemay, chef d’orchestre de Céline Dion. Un cadeau pour tous les passionnés de cinéma et de musique, bien entendu. Pour ce qui est de La Pieta, nous célébrerons le quinzième anniversaire, mercredi 18 avril à la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal. 514 842-9951. www.angeledubeau.com

en bref
Alison Balsom ★★★½

Seraph,
Trumpet Concertos, EMI classics

En l’espace d’un cahier week-end, voici la deuxième trompettiste qui fait son apparition dans les bacs de disquaire et plateforme de téléchargement. Plus flamboyante que la Norvégienne Tine Thing Helseth et cultivant une approche très vedette de cinéma, la Britannique Alison Balsom ouvre son répertoire à un certain modernisme. Toujours appliquée et précise, ce qui veut dire un peu moins d’émotions, elle présente Seraph, nouveauté du compositeur James Mc Millan (1959). Fourni à souhait avec son lot de difficultés techniques, ce triptyque offre un aspect légèrement scolaire, un peu éclaté aux références multiples. Ce manque d’impressionnisme nous fera d’autant plus apprécier al relecture du très beau Nobody Knows The Trouble I’Ve Seen (version courte), ce qui est loin d’être le cas du Concerto pour trompette dédié cette même pièce. Dommage.
Amsterdam Guitar Trio ★★★★

Bach/Debussy/Chopin/Fauré,
Newton classics/ Naxos 2 DC

Instrument tout terrain, la guitare fait toujours le bonheur des grands et des petits. Que vous soyez un « guitar hero » au propre ou au figuré, instrumentiste classique, le répertoire est d’une largesse infinie. Pour vous donner quelques idées supplémentaires à petit prix, la compagnie de disque Newtown, spécialisée dans les rééditions, nous invite à redécouvrir l’Amsterdam Guitar Trio. En deux disques savamment travaillés, un sentiment de quiétude émane de l’interprétation qu’ils font de Bach, Debussy, magnifique, et Chopin. Un matériau en or.
The Most Essential Classical ★★★★

Musical Movies,
X5music/ Naxos

Encore à petit prix, de véritables fresques musicales qui ont illustré des films légendaires. Du London Philarmonic Orchestra au SWR Symphony Orchestra : Strauss (Space Odyssey), Barber (Platoon), Tchaikovsky (Black Swan), Bach (The Silence of The Lambs) ou Debussy (Twilight).