Éducation physique

Une étudiante s'effondre en plein cours à Deux-Montagnes

Stéphane Sinclair / Agence QMI

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DeuxMontagnes

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Un professeur a tenté de la réanimer et les ambulanciers l’ont relayé.

DEUX-MONTAGNES – Une jeune étudiante de 16 ans qui suivait un cours d’éducation physique dans son école est décédée mardi après-midi à Deux-Montagnes à la suite d’un malaise cardiaque. La polyvalente Deux-Montagne n’était pas équipée de défibrillateur cardiaque.

Julie Thorn s’est effondrée subitement dans le gymnase vers 15h15.


Un professeur a tenté de la réanimer et les ambulanciers l’ont relayé, a expliqué Anik Gagnon, de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles. Son décès a été prononcé vers 18h30 à l’hôpital de Saint-Eustache.


Mme Gagnon a reconnu qu’il n’y avait pas de défibrillateur à la polyvalente «mais on ne peut pas savoir si la jeune femme serait en vie s’il y en avait eu un, a-t-elle ajouté. C’est un événement triste qui nous rappelle que la vie est fragile. C’est aussi un lourd enseignement pour les élèves de la polyvalente.»


La direction de la commission scolaire estime que tout a été fait dans les règles de l’art pour sauver la vie de Julie.


Plusieurs intervenants ont été appelés sur place pour venir en aide aux étudiants, mais aussi aux employés de la polyvalente. «Vous savez, dans un événement comme celui-là, tout le monde vit sa peine de façon différente, a expliqué Anik Gagnon. Nous avons des psychologues pour les étudiants et le personnel. Nous ne voulons pas que des gens se retrouvent seuls avec leur peine.»


Défibrillateur


Chaque minute sans défibrillation réduit l’espérance de vie de 10 % selon Michel Levert, directeur chez Trauma Medic.


«Le RCR (réanimation cardiorespiratoire) aide beaucoup puisqu’il permet d’alimenter le cerveau en oxygène, mais il faut repartir le cœur, affirme M. Levert. C’est là que le défibrillateur entre en jeu. Si on utilise le défibrillateur et le RCR dans la première minute, les statistiques démontrent que nous avons 75% de chances de survie. Une ambulance prend en moyenne 9 minutes au Québec et le RCR n’est souvent pas suffisant.»


Morts trop jeunes

En juillet 2010, le jeune Mathieu Thibodeau-Rust, 14 ans, a perdu la vie en pleine activité de vacances dans Les Laurentides. Il était dans une file d’attente aux glissades d’eau du parc aquatique Mont Saint-Sauveur quand il s’est écroulé, foudroyé par un malaise cardiaque.


Le 25 septembre dernier, Jonathan Baril, 17 ans, est mort alors qu’il disputait un match de hockey à Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec. En plein match, il a quitté la glace pour se rendre au vestiaire de son équipe, mais s’est effondré avant d’arriver dans la chambre, victime lui aussi d’une défaillance cardiaque.


 Le 10 janvier dernier, le jeune William Duquette, 13 ans, de La Sarre, en Abitibi-Témiscamingue, est tombé mort sur le plancher d’un gymnase au cours d’un match de basketball scolaire.