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Les vins Julia : le phénomène des vins du Costco

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Les lecteurs de ce blogue savent que je voue une haine profonde à la réglementation stupide qui entoure la vente de vins dans les épiceries et les dépanneurs du Québec.

En gros, il s'agit d'une réglementation qui empêche les commerçants privés (à l'exception des succursales gouvernementales de la Société des alcools du Québec) de vendre des vins embouteillés ailleurs qu'au Québec. Et n'allez pas croire qu'il s'agit de donner un coup de pouce aux vignerons québécois: ça n'a rien à voir. C'est une mesure visant surtout à protéger quelques entreprises d'embouteillage, à qui le gouvernement garantit un accès à des milliers de points de vente pour nous refiler des vins de très mauvaise qualité, conçus ici de manière industrielle ou importés en vrac d'un peu partout. On se retrouve donc dans nos épiceries avec des étalages complets de bouteilles de vins qui ne sont rien d'autres que des attrape-nigauds, de la piquette à 3 $ qu'on vous vend à 10 $ ou 15 $. Et pour vous passer la pilule plus facilement, on invente des noms de domaines ou d'oenologues qu'on accole aux étiquettes pour se donner un semblant de crédibilité.

Nous sommes la seule société au monde à permettre une absurdité pareille.

À mon avis, c'est un scandale.

***

La petite révolution des vins Julia

Mais bon, en attendant que quelqu'un quelque part allume et fasse changer ces règles ridicules, il y a au moins une brèche dans le système.

J'ai été l'un des premiers  à vous parler des vins de la maison Les Vins Julia (Julia Wine), qui sont commercialisés dans les magasins du géant américain Costco.

Très sceptique au départ (c'est un peu normal, après des décennies d'Harfang des Neiges et de Notre Vin Maison), j'ai rapidement changé d'avis en goûtant les vins de Julia.

Voici ce que j'écrivais à ce sujet dans le magazine 7 Jours, en mars 2010:

Voici qu'une entreprise de l'Estrie a fait le pari de changer l'image des vins d'épicerie, en embouteillant ici au Québec des vins de meilleure qualité.

L'entreprise en question, Apéri-Fruits a même vendu – avec un certain succès – un vin de Californie à près de 50 $ la bouteille, l'hiver dernier. Vous avez bien lu: un vin d'épicerie à 50 $! La plupart des vins d'Apéri-fruits sont toutefois vendus beaucoup moins cher, dans une fourchette de prix qui va de 8 à 25 $.

Les vins, commercialisés sous les noms de «Julia Wine - Cuvée Cellier», pour les vins plus chers, ou de «Bottle Shock» pour la gamme d'entrée, ne sont pas disponibles dans les dépanneurs, ni dans la plupart des épiceries, puisque l'embouteilleur a conclu une entente exclusive avec la chaîne de supermarchés Costco.

Ce n'est pas anodin, puisque Costco est le plus important vendeur de vins aux États-Unis. D'où l'intérêt de la chaîne pour développer le marché de la vente d'alcool, même ici au Québec. Les vins sont donc produits dans des vignobles appartenant à l'entreprise au Chili notamment, ou carrément commandés à des producteurs, notamment en Californie. La compagnie de Compton les fait venir au Québec dans des conteneurs réfrigérés spéciaux (ils seraient brevetés), plus petits que ceux qui sont normalement utilisés pour le transport du vin. Ils sont ensuite élevés, puis mis en bouteilles.

Mais les vins, ils sont bons?

Plusieurs lecteurs m'ont demandé ce que je pensais des vins de cette entreprise, particulièrement ceux de la gamme Julia/Cellier, qui sont vendus plus chers que la plupart des vins que l'on trouve en épicerie. J'ai donc fait le test. Je suis allé me chercher la plupart des vins de la série Cellier. Et je les ai dégustés à l'aveugle, avec des amis, en plaçant dans le lot plusieurs vins de prix semblables et de bonne réputation à la SAQ. Les résultats ont été assez surprenants, particulièrement les cuvée no 20 (un assemblage argentin de bonarda et de malbec vendu à moins de 10$), 23 (un assemblage californien de cabernet/zinfandel/merlot/syrah vendu 17$) et 24, un cabernet californien.

En général, il y avait consensus pour dire que le vins de Julia avaient un style commun: fruité intense, boisé assez présent, acidité faible, bonne concentration, texture en bouche ronde et souple, bref l'archétype du vin du Nouveau Monde, mais bien fait. Les amateurs vins plus nerveux et plus vifs, à l'italienne, risquent de ne pas aimer, mais ceux qui affectionnent les vins de Californie, d'Argentine, du Chili ou d'Australie y trouveront leur compte et à très bon prix.

 

Depuis deux ans, les vins de Julia ont fait leur niche chez les clients de Costco. Et depuis quelques semaines, plusieurs de mes collègues chroniqueurs de vins ont emboîté le pas et commencent à en parler. C'est le cas de Jessica Harnois ici, à TVA, ou de Guénaël Revel qui en discute dans cette entrevue à la radio de CIBL avec Jean Aubry, du Devoir, et avec le responsable des vins Julia, Alain Lord-Mounir (Jean mentionne les vins de Julia dans son Guide Aubry depuis l'édition 2011).

Comme il est expliqué dans l'entrevue, les vins de Julia sont embouteillés ici (pour pouvoir être vendus en épicerie), mais ce sont souvent des vins qui autrement seraient destinés à un embouteillage sur place pour être vendus comme vins d'appellation contrôlée. Toujours pour se conformer à l'absurde réglementation, les Vins Julia ne peuvent pas dire de quel millésime proviennent les vins, ni avec quels cépages il sont produits. On peut toutefois en apprendre plus sur chaque vin en aller sur le site de l'entreprise.

Ils sont transportés dans des contenants particuliers, qui permettent notamment un certain contact avec l'air. Bref, ce sont des vins importés en vrac, mais qui ont profité d'un soin minutieux et ça se voit. C'est la preuve qu'il est possible d'offrir de bons vins à bon prix dans nos épiceries. Dommage qu'il faille traverser toute une batterie de réglements absurdes pour y arriver. Espérons que d'autres suivront cette voie et qu'on aura enfin des vins potables ailleurs qu'à la SAQ ou au Costco...

 

 

GOÛTÉS RÉCEMMENT:

Capture d’écran 2012-02-19 à 17

 

Cellier No 58, Italie, Les Vins Julia

16,90 $ (Costco)

Il s'agit d'un montepulciano des Abruzzes, de 2008. Sur le site de Julia, on prétend qu'il provient de l'un des meilleurs producteurs de la région (évidemment...) qui espère ainsi entrer un jour dans le marché québécois. Et de fait, c'est un vin très plaisant, bien coloré, avec des arômes de fruits très mûrs (cerises, prunes) avec une touche de réglisse. L'attaque en bouche est souple. J'avoue avoir été surpris par la faible acidité du vin: j'en aurais accepté un peu plus. Les tanins sont souples et les saveurs de fruits confiturés reviennent en finale.

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Cellier No 59, Californie, les Vins Julia

12,95 $ (Costco) 

Un assemblage de merlots californiens de 2009 provenant des régions de Napa et de Monterey. Très typique des merlots californiens de la gamme de 15 à 20 $: coloré, fruité, gourmand. Au nez, on perçoit des arômes de mûres, de cassis et de cassonnade. En bouche, c'est rond et gras, peu tannique et chaleureux (+ de 14 % d'alcool). Somme toute, bien fait et agréable avec des poitrines de poulet, nappées d'une sauce aux champignons sauvages.

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24 commentaire(s)

Claude dit :
19 février 2012 à 20 h 23 min

M. Turbide, des vins de type "dépanneur" que vous considérez de bons rapport qualité-prix?? Combien vous ont-ils payé ma parole? Vous savez combien vous ne faites pas sérieux en publiant de tels commentaires?

mathieu.turbide dit :
19 février 2012 à 21 h 01 min

Mmmmm... M'avez-vous lu, Claude ? Je vous explique justement que ces vins se démarquent totalement des autres vins vendus en épicerie. Sinon, je ne vous en parlerais pas... Il m'est déjà arrivé de me taper tous les vins de dépanneurs, je sais de quoi je parle... :) Et non, ils ne m'ont pas payé. Ni eux, ni personne, d'ailleurs. Si d'autres vins disponibles en épicerie le méritent, j'en parlerai aussi ici. Je ne suis d'ailleurs pas le seul à voir la différence. Est-ce que Jean Aubry, Jessica Harnois, Guénaël Revel et Philippe Lapeyrie sont aussi des «vendus» ? Au moins, essayez-les. On s'en reparlera après.

Benoit dit :
19 février 2012 à 22 h 18 min

Je les aient goûté, plusieurs cuvées et à plusieurs occasions et c'est vachement ordinaire. Si on compare les pires avec les pires, peut-être alors ils peuvent sortir du lot mais c'est loin d'être édifiant comme performance ! Les vins sont banals, à la recette commerciale, minces et débalancer. On ne peut pas parler de la finale, puisqu'elle est inexistante !

Ce qui est encore plus honteux est le marketing viral qui semblent imprégner leurs adeptes. Sans doute un effet secondaire des produits que l'on retrouve dans ce "breuvage".

Mais ce qui me déplait encore plus dans ces vins et le halo qui les entoure, est le fait de "s'emparer de la mission" de rendre le vin accessible à tous. Comme cela, maintenant les gens prennent de la piquette pensant boire un grand cru, et ils en sont convaincus et tenteront de propager la bonne nouvelle. Bravo pour l'éducation vinicole de masse. :-(

Gilles Tremblay dit :
20 février 2012 à 6 h 48 min

Je pense qu'il faut faire la différence dans ce qu'on appelle les vins de dépanneurs; il y a des produits issus de concentrés, tout bêtement fermentés avec de la EC-1118 (Une levure aussi subtile qu'un coup de matraque: le Jouvenceau est le plus remarquable représentant de cette catégorie, dans le mauvais sens du mot). Cherchez la mention "Produit élaboré au Canada" et si vous la trouvez, remettez la bouteille sur la tablette. Mais il y en a d'autres, résultants d'assemblage de vins, ou encore d'origine unique qui sont, ma foi, assez potables (Le Wallaroo me semble dans cette catégorie).

Pour ce qui est des Julia Cellier, je confirme que c'est pas mal, malgré tout ce qu'on peut en penser. Dans le fond, le vrai problème, c'est que la réglementation protège, comme vous le soulignez, Mathieu, davantage les embouteilleurs que les consommateurs.

Marc Chapleau dit :
20 février 2012 à 7 h 17 min

J'ai goûté les vins de Julia récemment et, pour tout dire, c'était très moyen, à peine potable, la majorité a fini dans l'évier...

Marc Chapleau dit :
20 février 2012 à 7 h 19 min

... j'aurais aimé abondé dans le sens des collègues, mais je n'arrive pas à m'enthousiasmer pour ces vins qui m'ont semblé maquillés et pas du tout authentiques, désolé...

mathieu.turbide dit :
20 février 2012 à 8 h 22 min

Attention ! Je pense que quelques précisions s'imposent ici... Quand je parle du «phénomène des vins du Costco», c'est parce que ces vins ont réussi à se gagner un certain fanclub et que comparés à la moyenne des vins d'épicerie, ceux-ci se distinguent réellement. Et c'est ça qui est intéressant autant d'un point de vue journalistique que du pont de vue du chroniqueur vins que je suis. Est-ce qu'il faut se ruer dans les Costco pour en acheter ? Je ne crois pas. Il y a plusieurs cuvées dans la série Cellier et je ne vous les recommande pas toutes. Quant à ceux qui porte d'autres noms, comme Bottle Shock etc, je n'en ai jamais dégustés qui vaille la peine de recommander. Et je l'ai écrit clairement dans la chronique que j'ai consacrée à ces vins, il y a quelques temps. Autre précision... Je l'ai dit et je le répète, la plupart des vins Julia sont construits sur le modèle très nord-américain: peu acides, ronds, souples, confiturés. Personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais il faut reconnaître qu'il y a beaucoup de gens qui apprécient ce style de vins et ceux-là retrouveront dans plusieurs de ces vins d'épicerie l'équivalent de leur merlot Fetzer à bien moins cher qu'à la SAQ.

Hélène Dion dit :
20 février 2012 à 14 h 20 min

Idem pour moi. Ils ont terminé leur course dans l'évier... Je ne pourrais recommander ces vins...

Claude dit :
20 février 2012 à 17 h 57 min

M Turbide, J'apprécie votre réponse. Ceci étant dit, J'ai de la misère à comprendre qu'on prenne de l'espace blogue pour ce genre de vin, que oui j'ai goûté. Il y a TELLEMENT mieux pour le prix. Comme Benoit a mentionné plus haut, on semble faire ici la même chose avec ce vin que plusieurs choses dans notre société: niveler vers le bas. Quand vous parlez de M. Aubry et de quelques autres, et bien lorsque je vois ce vin dans son livre des meilleurs achats, je ne peux m'empêcher de sourire et de laisser le livre bien à sa place chez le libraire. À Julia Wine je dirai seulement ceci: bravo à votre équipe-marketing, vous êtes fabuleux. Je ne veux boire du marketing, je veux boire le meilleur vin possible pour le prix payé, que ce soit, $10, $15, $20 $40 ou $100. Je comprend que le vin demeure tout de même quelque peu subjectif, et que les goûts sont dans la nature, mais nous sommes bien loin de cela avec ces vins. Bien à vous.

mathieu.turbide dit :
20 février 2012 à 21 h 25 min

Je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. Je recommande et je me prononce sur un phénomène qui se démarque. Cela dit, soyez certain d'une chose: je suis totalement imperméable au marketing. D'ailleurs, à ce sujet, soyons honnête: ces vins ne sont poussés par aucune machine de marketing, mais alors là, zéro. Je n'ai jamais reçu d'appel ni de communiqué, ni d'échantillons, ni même de courriel de cette compagnie. C'est moi qui les ai contactés, intrigué, il y a deux ans. Et je peux vous dire que dans le milieu hyper-marketisé du vin, c'est rare. Il y a fort à parier que plusieurs des vins que vous appréciez ont une bien plus forte machine de marketing pour les pousser. Croyez-moi, ça fait presque 20 ans que je suis dans ce milieu. Pour cette même raison, je ne vous demande pas d'être d'accord avec moi, mais au moins, je vous demanderais de respecter mon intégrité et mon professionnalisme. Tout comme je respecte vos goûts.;)

Gilles Tremblay dit :
21 février 2012 à 6 h 33 min

À mon avis, Claude, il n’y a rien de déshonorant à boire un vin du Costco, à en traiter dans un chronique de vin ou à lui trouver quelques qualités. Et qu’il y ait mieux pour le même prix, c’est évidemment possible. J’aimerais aussi souligner que souvent des produits qui font leur entrée sur le marché sont suivi par des millésimes moins convaincants.

Je pense qu'il faut admettre tout simplement que si on s'attend à trouver un grand cru au Costco, on risque d'être déçu en s'il vous plait. Et comme je le soulignais dans mon premier commentaire, il faut faire la part des choses entre les ignobles piquettes de concentré mal faites et les vins d’assemblages et de commerces qui ont au moins le mérite de hausser la barre du minimum dans ce qu’on appelle les vins de dépanneurs.

Et il ne faut surtout pas s'imaginer que parce qu'on va à la SAQ (il y a d'ailleurs des vins de concentré sur leurs tablettes!), qu'on paie plus cher ou que l'étiquette soit jolie, le vin soit forcément meilleur. Je me souviens d’une dégustation de trois bouteilles de la Côte du Rhône, respectivement de 30, 50 et 80$ (Tous des AOC, évidemment), que nous avions fait suivre par un Terrazzas (18,50$) que Mathieu nous avait recommandé voilà quelques années. Il les surpassait de loin. Bon, pas le même style dirons-nous, mais tout de même.

Dans la même veine, voilà quelques années, la SAQ avait organisé à Québec une dégustation de vins blancs (à l'aveugle) et y avait glissé au travers une bouteille de vin du Québec. Celle-ci s'était classée très honorablement, plusieurs croyant y trouver un bordeaux. Or, après le dévoilement des produits, aux toilettes, il y avait un type qui "crissait" parce qu'on avait osé lui faire boire un vin du Québec. Il me semble que s'il était si connaisseur, il n'aurait pas du avoir besoin de l'étiquette pour se faire une opinion. Alors comme l'adage le dit, la vérité est dans le vin....

Claude dit :
21 février 2012 à 16 h 46 min

Merci à M Turbide et Tremblay pour vos commentaires. M. Turbide, mon respect est là, ne vous en faites pas. Il est d'ailleurs difficile d'écrire sa pensée en peu de mots et qui traduira parfaitement ce que l'on pense et comment on veut le dire. Quand je parle de marketing, je ne doute pas qu'il n'ont pas tenté de vous influencer d'une quelconque façon, pas une seule minute. C'est la machine derrière, le Costco et tout le tra-la-la. Je suis juste surpris de voir que d'autres spécialistes comme M. Déry ou M.Chapleau confirment que les bouteilles ont terminé leur vie dans l'évier(même chose pour moi), ce qui me semble bien loin de vos commentaires. La dernière fois ou j'ai détesté un vin à ce point c'est quand j'ai goûté le "Ménage à trois", où il m'a semblé que l'on avait ajouté du sucre manuellement tellement ça ne goûtait pas ce que j'appelle du vin(surtout à $20). Notre pastille de goût, pour employer l'expression de la SAQ, doit donc être bien différente. M. Tremblay, aucun problème avec des vins chez Costco. Aux USA' on achète d'excellents vins dans les dépanneurs et c'est bien parfait.. Je comprend aussi qu'il y a de mauvais vins de $50 et d'excellents à $15, c'est bien entendu. Il me semble simplement que ces vins sont de très mauvais vins vendu trop chers. J'aimerais qu'un blogue comme celui-ci serve à élever le niveau de dégustation et aide à trouver les meilleurs rapport qualité-prix, fussent-ils à $10, $20 ou $100. Je ne bois pratiquement que des vins entre $12 et $30, alors je ne suis certainement pas dans le plaisir du vin pour le côté snob de la chose. Je tente toujours, par les lectures et l'expérience, de trouver le meilleur RQP possible. Il me semble qu'avec des vins jetés dans l'évier par des spécialistes, on est très loin d'un RQP moyen. Alors comme vous le dites si bien, la vérité est dans le vin...Dans l'évier! :-) Bien à vous,

martin dit :
21 février 2012 à 23 h 51 min

J'ai découvert les vins julia Cellier et je vous dirais que le Zinzanie est exceptionnelle pour le prix $14.95 et il est comparable aux ravenswood Sonoma n'importe quel vrai dégustateur ou journaliste ne pourrais nier ceci , moi je suis un adepte de cette entreprise qui offre vraiment une belle gamme de produits a moins de $20.00

david dit :
24 février 2012 à 0 h 21 min

Merci M Turbide de m'avoir fait découvrir c'est vins j'ai déguster le julia cellier 62 que costco vend 23.99 et le Cumpeo bandit bloc C+M qui était vraie type Carmenere sans le petit côté végétale et je vous dirais que le Julia cellier 62 il est vraiment comparable aux syrah de thomson copain de santa barbara que la saq vend tout près de 50.00 alors je suis du même avis que vous et vos collègue tel Jessica Harnois, Jean Aubry et Philippe Lapeyrie à première vue c'est un rapport qualité-prix de 20- 50% alors je vais continuer à découvrir c'est vin car je ne suis vraiment satisfait du niveau de qualité ;-)

marc sazeirat dit :
24 février 2012 à 11 h 09 min

il existe toutes sortes de personnes et toutes sortes de vins celles qui ne sont pas aptes a faire la difference entre un cru classe un millesime ou une appelation controlee sont de bons candidats pour la piquette !peu importe le produit pourvu qu'il y en ait beaucoup apres tout ce doit etre convivial! a vous d'inviter les bonnes personnes et choisir le vin qui leur convient! passez leur un cru classe durant le repas si il n'y a pas de commentaires continuez avec de la piquette

Stephane dubois dit :
27 février 2012 à 8 h 07 min

Super bon les vins du Costco ...Cette entreprise Julia wine fait vraiment de beau vin abordable bizarre que la SAQ ne les vends pas ...c'est toujours bien meilleurs que du ménage à trois ou du Fuzion ....

Sebastien dit :
29 février 2012 à 16 h 28 min

Il ne faut pas confondre;

- Connaisseur: Personne s'intéressant profondément a un sujet, comme le vin, et qui ne recherchera que les produits les plus nobles, et qui sera prêt a payer pour. - Amateur: Personne sachant apprécier un bon produit, peu importe sa noblesse. Moins enclin a payer une bouteille dans les 3-chiffres, mais aime avoir de bons produits et de bons rapports qualité-prix, plutot que d'etre limité a bouteille de Notre Vin Maison./fuzion, ou a l'excécrable Ménage a trois (Sers-moi un rhum & coke si tu veux, mais pas de marketing sulfité-sucré, sivouplê, pis encore moins a 18$ la bouteille.). - Débutant: "Moi j'aimes le fuzion/zone37 parce que c'est sucré, pis sucré c'est bon"

Notez que tout le monde commence à la même place, mais pas tout le monde gravit l'échelle, et que personne ne va se risquer sur une bouteille a 80$ s'ils ne comprennent pas le sens du mot "sec". Les vins Julia ne remplaceront pas Rotshchild, et c'est pas ca le but.

Mais comme le dit Mr Turbide, le Québec est, sur certains aspects une république de bananes, et les vins de dépanneurs sont un superbe exemple. En ce sens, les julia sont des bons vins pour la clientèle qui commence a s'intéresser au vin, et qui n'ira jamais tellement plus loin que "bud light" si le résultat est médiocre toutes les fois qu'il mets 14$ sur une bouteille, parce que l'offre dont il dispose pour faire son choix est inférieure a médiocre.

Pour avoir voyagé notamment en Europe, ca prends pas un Desmarais pour savoir qu'on paye trop cher pour le vin, ou un Péladeau pour savoir que partout ailleurs, de très bonnes bouteilles sont accessibles à moins de 8$, qualité pour laquelle nous, québécois, devont systématiquement se déplacer en SAQ et délester au moins trois à cinq $ de plus pour atteindre....et ca, c'est quand t'es chanceux, ou bien éduqué.

En ce sens, n'importe quoi qui élève la barre dans le marché d'entrée de gamme, autrement triste et morbide en ces terres, est un investissement dans le bon goût, et même si la jeune entreprise ne peut, à elle seule, combler le vide, il est force d'admettre que l'effort est louable.

De plus, ca alimente la discussion sur un sujet sinon tabou et clos - Le droit a un produit de qualité, à prix raisonnable, même si c'est pas écrit SAQ sur la batisse ou j'en fait l'achat. Comme si on payait pas assez de taxes...

Chin chin ;-)

Phil dit :
1 mars 2012 à 15 h 29 min

salut tout le monde, Moi je suis sommelier depuis 2007. Tout de suite après le concours du meilleur sommelier du Québec en 2009. Un de mes collègues sommelier m'a servie un des vins Julia à l'anonyme. C'était le Zinzanie. J'ai réussi à reconnaitre le cépage Zinfandel. Je croyais avoir affaire au Zinfandel Domaine de la Terre Rouge dans l'Appellation AVA Amador County qui se détaille presque à 21$ la bouteille. le Zinzanie se détaille à 14,04$. Avec les taxes il revient à environ 16$. se qui veut dire qu'ont sauve environ 5$ par bouteille. À la caisse ont économise 60$. soit l'équivalent d'une sortie pour une personne. Se n'est pas tout. bientôt si ont commande une caisse de vin Julia sur le site internet de Costco ont obtient un rabais de 20%. Donc il n'y a pas de taxes et ont soustrais 5% sur le prix initiale. Pour le même vin il reviendras donc à 192$/caisse moins 20% = 153,60$ divisé par 12 = 12,80$ la bouteille. Donc en conclusion pour un vin du même type acheter à la caisse à la SAQ et le Zinzanie chez Costco ont économise presque 100$ (une petite sortie pour 2 personne).

La morale de cette histoire, ne jamais dénigré un vin qui est commercialisé ailleur qu'à la SAQ. Dans le sens que n'importe qui aurait pu se faire jouer un tour.

Et je peut vous dire qu'avec les vins Julia ont peut trouver des vins de bien meilleur rapport qualité/prix que bien des vins à 10-20-30$ à la SAQ.

jean-claude theriault dit :
1 mars 2012 à 22 h 09 min

OUI je trouve dommage que des bons vins de qualité comme ceux de Julia ne trouve pas leur place dans les épiceries en général en raison de la réglementation; par contre Cotsco offre ces bons vins de qualité à un prix très abordable; une belle sélection Que la SAQ les empêche de mettre les cépages sur les bouteilles, je trouve cela très bas; la SAQ devrait faire mieux pour les consommateurs que nous sommes. jcthériault

Stephane dit :
5 mars 2012 à 11 h 05 min

Bonjour M. Turbide,

Moi de mon côté j’ai adoré ces vins! Bravo à vous d’informer le public qu’il est possible de trouver des vins de qualité supérieur ailleur que à la SAQ.

J’ai eu le plaisir de déguster le Cellier 59 le week-end dernier, un merlot d’une grande qualité à un prix très raisonnable, soit $17.00 et quelques sous.

Moi je dis, n’hésitez plus et gouter au vins Julia offert chez Costco, vous serez agréablement surpris!

Cheers!

Louise dit :
5 mars 2012 à 13 h 51 min

Ça fait plusieurs mois que je connais les vins Julia Wine et je peux vous assurer Monsieur Thurbide que les personnes qui écrivent sur votre blogue de façon négative concernant ces vins sont dan le champs... complétement . Auparavant, je n’avais jamais acheté des vins chez Costco car je croyais que c’était tous des vins d’épicerie. Mais, j’ai eu l’occasion de déguster chez un ami, encore plus connaisseur de vins que moi, une bouteille de Zinzanie qui provenait de Julia Wine et j’ai été agréablement surprise. Ce qui m’a amené a essayé d’autres vins et encore là, la majorité ont été à la hauteur. Donc, bravo à Julia Wine de nous offrir des vins de qualité en dehors du monopole de la SAQ.

David dit :
8 mars 2012 à 13 h 59 min

@Sébastien : bravo pour ce texte articulé !

@Phil : toujours à l'emploi du Julia Wine ?

Pour le reste, toujours intéressant de voir un passionné se faire dire par un amateur que tel ou tel vin est excellent alors que c'est probablement le premier qui possède l'expérience pour émettre une comparaison.

Finalement, buvez ce qui vous plait, mais de grâce, élargissez vos horizons !

Chris dit :
14 septembre 2012 à 17 h 11 min

Des ''passionnés'' qui paraphrasaient Phaneuf ou Chartier pendant le souper j'en ai connus quelques uns... Certains vins de Julia sont ordinaires, d'autres très bien... Vous me faites rire les ''passionnés''... Comme si après les crus classés on passait direct à l'eau de vaisselle!

En language de bière: C'est pas parce qu'une Triple Moines est sublime que j'apprécie pas une p'tite 50 à l'occasion. Snobisme quand tu nous tiens...

jean jacques allouis dit :
15 septembre 2012 à 15 h 24 min

Je ne suis pas membre chez Costco.Mais un jour que nous recevions des amis,ils ont apporté une bouteille de chez Costco.Je ne me souviens pas du nom.Je me suis dit bof c'est à la bonne franquette, leur visite était imprévue.Surprise le vin était TRÈS bon,fruité et assez sec.Donc je me suis dit,attention aux préjugés!