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L’année de vérité pour Ovechkin

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Si vous avez eu l’occasion de voir Alexander Ovechkin, samedi soir, contre les Maple Leafs de Toronto, il était en grande forme. On avait l’impression de revoir le joueur dominant de 2008-2009, ce joueur qui bataillait avec Sidney Crosby pour le titre du ­meilleur joueur de la planète.

Depuis les Jeux de Vancouver, depuis la débandade de l’équipe russe, Ovechkin a perdu de son lustre.

Dans un premier temps, on raconte que la défaite des Capitals de Washington ­devant Jaroslav Halak et le Canadien ­pourrait être aussi à l’origine des ennuis d’Ovechkin. L’année suivante, les ­Capitals ont axé leurs efforts sur ­l’amélioration de la défense.

Ovechkin ne s’est jamais ajusté à ce style. Ses résultats ont très souvent placé les Capitals dans une situation difficile.

Aujourd’hui, les Capitals de Washington sont aux prises avec l’un des pires contrats de la Ligue nationale. Ovechkin, vous vous en souvenez, avait signé une entente de 13 ans et sur le plafond salarial, il faut ­inscrire 9,2 millions.

Au départ, George McPhee et le ­propriétaire Ted Leonsis semblaient avoir réalisé une bonne affaire. On avait acheté l’autonomie complète, en tous les cas, on n’avait plus à se soucier du statut de leur joueur étoile.

Ovechkin remplissait l’amphithéâtre des Capitals. L’équipe était dans la bonne direction et atteindre la finale pour l’obtention de la coupe Stanley était maintenant l’objectif de l’entreprise. Et c’était très réaliste de penser ainsi. Son impact, son incroyable capacité à inquiéter l’adversaire à chacune de ses présences sur la patinoire, son dynamisme... Bref, à Washington, ce qu’on affirmait, c’est que les jeunes joueurs de l’organisation grandiraient plus vite. Il y avait aussi Nicklas Backstrom, un joueur de centre talentueux, et les dirigeants de l’équipe pensaient avoir le meilleur duo de la Ligue pour des années.

Inquiétudes

Aujourd’hui, je ne pense pas que les dirigeants de l’équipe regrettent leur ­décision. Cependant, dans les bureaux administratifs, je suis convaincu que les inquié­tudes s’accentuent.

Le printemps dernier, par exemple, les Capitals furent rapidement sortis des ­séries par le Lightning de Tampa Bay et enco­re une fois, on mit en question le leadership d’Ovechkin. Cette saison, un entraîneur congédié, des Capitals qui ont du mal à s’imposer – bien qu’ils aient connu un week-end encourageant – et le risque de rater le tournoi printanier, ce n’est pas un bilan très rassurant.

On dira que l’absence de Backstrom et les problèmes de santé de Mike Green ont ralenti l’équipe, mais ça n’explique pas les performances d’Ovechkin. Même son ex-coéquipier Olaf Kolzig soutient que le Russe ne joue pas avec la même conviction.

Il est certain que toutes les équipes s’intéresseraient à Ovechkin si jamais George McPhee testait le marché des transactions. Il ne le fera pas... du moins pas pour l’instant. Et l’autre problème, c’est le contrat. Qui veut d’un joueur à 9,2 millions $ par saison avec encore neuf ans à écouler à son entente et qui ne joue plus avec la même fougue.

Il y a quatre ans, il était le sauveur... maintenant, il ne l’est plus.

Vendeur ou acheteur

Dans les bureaux des Maple Leafs de Toronto, samedi soir, ça devait jaser. Brian Burke a un défi de taille. Comment peut-il stopper la série d’insuccès de son équipe ? Comment peut-il pousser les Leafs vers une participation aux séries éliminatoires ?

Se pourrait-il que Burke décide de faire un virage complet et devienne un vendeur ? Le problème majeur de l’équipe se situe entre les deux poteaux et à la défense, qui est une véritable passoire. Sur le marché, il y a évidemment le gardien Evgeni Nabokov, mais le prix est très élevé. Le gardien présente la sixième meilleure fiche chez les gardiens de la Ligue nationale.

Burke devra sortir un lapin de son ­chapeau parce que les Leafs ne seront pas au rendez-vous du printemps. Montréal et Toronto sur la touche au printemps... Wow, ce sont les penseurs des chaînes de télévision qui doivent grimacer.

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