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Nouveau plan quinquennal...

Nouveau plan quinquennal...
photo Louis Butcher, Le Journal de Montréal Le discours optimiste de Pierre Gauthier ne convainc personne...

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La journée limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey a laissé les partisans du Canadien sur leur appétit. Pourtant, en y pensant bien, le Tricolore avait peu à offrir.

Au décompte final, deux joueurs identifiés parmi les plus susceptibles de partir ont été échangés, soit Andrei Kostitsyn et Hal Gill, qui est parti la semaine dernière.

Travis Moen était difficilement échangeable puisqu’il n’a disputé que deux matchs au cours du dernier mois en raison d’une blessure.

Maintenant, soyons sérieux.

Quelle équipe aurait voulu du contrat de Tomas Kaberle ?

Qui pouvait bien vouloir de Chris Campoli ou de Petteri Nokelainen ?

Campoli se tournait les pouces à la maison lorsque le Canadien lui a offert un contrat durant le dernier camp d’entraînement.

S’il était si bon, il n’en serait pas à une quatrième équipe en quatre ans.

De son côté, Nokelainen était peu utilisé à Phoenix quand le Tricolore a transigé avec les Coyotes pour obtenir ses services au début de la saison.

A-t-on vraiment besoin de parler de Scott Gomez ?

Au cours des derniers jours, des rumeurs en provenance d’on ne sait trop où avançaient que P.K. Subban et Tomas Plekanec étaient sur le marché. Cela a donné ce qu’on a vu hier.

Beaucoup de bruit pour rien.

événement surfait

Quand il était directeur général du ­Canadien, Serge Savard passait son temps à nous dire qu’on exagérait avec l’heure de tombée des transactions.

C’était il y a 20 ans et les réseaux de télévision sportifs ne s’étaient pas encore emparés de cette journée pour meubler leur temps d’antenne durant des heures. Le plus drôle, c’est que ça bougeait beaucoup, presque à chaque année.

Les équipes n’étaient pas prises avec des contrats de fou, ce qui donnait parfois lieu à de super transactions. Des échanges comme en raffolent les amateurs et qui créent de l’intérêt.

20 ans d’enfer

Où s’en va le Canadien maintenant que l’heure de tombée des échanges est passée et qu’il va rater les séries ?

Vers un nouveau plan quinquennal, un autre, le terme en vogue à Montréal pour ne pas dire qu’on est en période reconstruction malgré tout ce que Pierre Gauthier a bien pu dire lors du point de presse qu’il a donné hier soir.

En déclarant que la priorité est de voir à replacer l’équipe sur les rails le plus vite possible, Gauthier nous sert la même soupe que l’on nous fait manger depuis près de 20 ans.

Ça finit par tomber sur le cœur.

LOIN DU PREMIER TIERS

Si les dirigeants du Canadien pensent que le retour au jeu d’Andrei Markov, de Brian Gionta et de Travis Moen va tout arranger la saison prochaine, c’est rêver en couleur.

Pour que le Canadien devienne une équipe du premier tiers, objectif visé par Gauthier à son arrivée au poste de directeur général, il lui faudrait embaucher des joueurs comme Zach Parise, Pierre-Alexandre Parenteau et, à la limite, Alexander Semin.

Je mentionne ces trois noms parce qu’ils sont les jeunes attaquants les plus attrayants qui seront admissibles à l’autonomie complète le 1er juillet.

NOYAU DE HUIT JOUEURS

Mais revenons aux choses concrètes et sur la formation actuelle du Canadien.

Le noyau de l’équipe comprend Carey Price, Josh Gorges, P.K. Subban, Erik Cole, Max Pacioretty, David Desharnais et Plekanec, groupe dans lequel l’état-major voit encore Markov.

Alexei Emelin et Raphael Diaz devraient prendre du galon la saison prochaine.

Du côté des Bulldogs de Hamilton, Louis Leblanc et Blake Geoffrion semblent être les espoirs les plus près de Montréal.

développement des jeunes

Les plus beaux espoirs juniors sont Brendan Gallagher, Michaël Bournival, Jarred Tinordi et Nathan Beaulieu, mais ils ont encore beaucoup de chemin à faire.

Les optimistes diront que le Canadien possède sept choix, dont cinq dans les deux premières rondes au cours des deux prochaines années avec ceux obtenus des Flames de Calgary pour Mike Cammalleri et des Predators de Nashville pour Gill et Kostitsyn.

Or, quand on regarde ce qui est arrivé avec leurs choix de première ronde depuis le début du millénaire, on a raison d’être sceptiques.

On ne sait pas ce qui trotte dans la tête de Geoff Molson, mais quand l’équipement des joueurs sera remisé et que la glace du Centre Bell disparaîtra pour l’été après le dernier match de la saison, le 7 avril, il aura une réflexion à faire.

À moins que tout soit déjà clair pour lui.

On l’a dit dans la foulée du congédiement de Jacques Martin en janvier et on le répète : le temps est venu que cette organisation se mette à l’heure des années 2000 et procède à une révision en profondeur de sa philosophie de gestion avec tout ce que ça implique.

La situation dure trop longtemps.

 

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