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Mes Aïeux | À l’aube du printemps

Mes Aïeux sur les 12 nouvelles chansons

Mes Aïeux sur les 12 nouvelles chansons
photo Courtoisie

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Viens-t’En

Stéphane : « Je pense qu’il y a un prologue et un épilogue sur l’album, avec Viens-t’en et Bye-bye. Les deux sont plus folks acoustiques et encerclent le restant. »

Frédéric : « C’est comme un appel à nous-mêmes. Dans le début du processus, on essayait de se redémarrer. On a sorti les instruments et on s’est installé. »

Passé dépassé

Benoît : « C’est une des premières chansons qu’on a faites pour l’album. Musicalement, c’est peut-être quelque chose que je n’aurais pas proposé à Mes Aïeux avant. Je suis parti d’une rythmique qui me faisait penser au temps qui passe. »

Marie-Hélène : « La chanson parle entre autres de la volonté de durer en tant qu’artiste, couple, groupe ou même génération. On tasse facilement les vieux, maintenant. Il y a une petite chorale à la fin, avec nos enfants, qui vient appuyer le propos. »

Les oies sauvages

Stéphane : « J’ai hésité longtemps avant de soumettre mon texte au reste du groupe. J’avais peur d’être quétaine parce qu’il était positif. Quand on parle de bons sentiments, c’est facile d’être cucul. J’espère que je ne le suis pas ! »

Marie-Hélène : « J’ai vu le texte de Félix-Antoine Savard sur les oies sauvages et j’ai dit à Stéphane que ça ferait une bonne chanson, que ce serait tripant d’avoir comme métaphore la force des oies et faire un parallèle avec le groupe. »

Stéphane : « Le texte commence par : « Il y aurait un beau poème à faire sur ces ailes transcontinentales ». Je l’ai pris au mot. »

En ligne

Stéphane : « C’est un vieux texte que j’avais depuis un bout de temps. Cette espèce de métaphore de la société, où tout le monde s’en va dans le même sens sans que personne ne se demande où l’on s’en va. J’ai déjà rêvé à ça. Je marchais avec les gens et boum ! on tombait dans le vide. »

Des réponses à tes questions

Stéphane : « C’est une chanson qui ne se veut pas sérieuse, à la base, mais il y a quand même une profondeur. On se pose plein de questions, sans amener de réponses. »

Benoît : « Pour la musique, j’avais trouvé un son country que je trouvais au début bien ordinaire, mais je l’ai amené ailleurs. »

Marie-Hélène : « C’est la chanson la plus folklorique de l’album. »

La stakose

Stéphane : « À la base, c’est parti d’une blague que notre gérant, en plein divorce, nous a faite en disant que son ex avait pogné la “stakose”. “Stakose de mon ex...”. On trouvait intéressant de faire une surenchère de “stakose”. C’est une maladie assez répandue chez les Québécois. On est très bon pour dire ce qui ne va pas en société. Mais quand c’est le temps de passer à l’action, c’est une autre histoire. [...] Je pense que c’est la première fois que je vais rusher pour apprendre les paroles ! »

La berceuse

Stéphane : « C’est un texte que j’aime beaucoup. J’ai souvent tendance à mettre beaucoup de mots dans les chansons. Mais celui-là, je trouve qu’en peu de mots, ça résume bien un état de fait, une situation. »

Marie-Hélène : « Il y a une espèce de paradoxe dans la chanson. C’est une figure parentale qui rassure son enfant devant de potentielles catastrophes planétaires. C’est heavy comme sujet. »

Je danse avec toi

Stéphane : « J’avais le goût de faire de quoi qui parle de la danse. J’écoutais Alex Nevsky, “je connais les pas de la danse”, et je trouvais ça cool. »

Benoît : « Musicalement, c’est ma toune R.E.M.. »

Stéphane : « Ç’a l’air d’une scène de cruise au départ. Mais finalement, tu te rends compte que c’est un vieux couple. »

Benoît : « Ils ont besoin de retrouver de vieilles étincelles. C’est comme une chanson pour nous, car on a tous des vieux couples. »

Histoire de peur

Stéphane : « C’est peut-être celle qui ressemble le plus à du Mes Aïeux classique. »

Benoît : « On l’a composée et arrangée en gang. »

Marie-Hélène : « En show, c’est toujours le fun d’avoir de quoi de plus raconté, mis en scène. C’est sur le thème de la peur de l’autre, de l’inconnu. »

Benoît : « Les enfants l’aiment, car c’est une toune d’Halloween. »

Marc-André : « Ma fille ne veut plus l’écouter. Elle a peur ! »

Le fil

Marc-André : « Je fais de l’apnée du sommeil assez sévèrement depuis 20 ans. Une des particularités, c’est que tu ne rêves plus, ou très peu. Depuis un an, je suis traité et je dors avec une machine. Et depuis ce temps, j’ai recommencé à rêver. C’est troublant, car je n’étais pas habitué. J’ai pensé à une histoire où je suis pris dans un labyrinthe et que je n’arrive pas à m’en sortir. »

Stéphane : « À la fin de la pièce Tout ça m’assassine, le personnage se demande si ce qu’il voit est la lumière. On lui dit que non, c’est un labyrinthe. Je me suis dit que le Québec était pris là-dedans. On veut s’en sortir, mais on ne trouve pas la porte. »

Au gré du vent

Stéphane : « C’est une chanson de sous-sol que j’ai coécrite avec Fred. On pensait au film O Brother, Where Art Thou ?, qui a une trame sonore hallucinante avec du vieux americana folk gospel. On cherchait une façon d’inventer une sorte de gospel. C’est une chanson de rédemption. »

Frédéric : « La chanson arrive en fin d’album et elle fait du bien. »

Bye-bye

Stéphane : « Ça n’existe pas beaucoup des chansons de rupture où l’on n’est pas en train de se répandre sur le plancher à pleurer. Je voulais quelque chose de serein, une chanson plus de séparation que de rupture. »

Marie-Hélène : « Dans la facture musicale, on n’a pas beaucoup de chansons aussi acoustiques que celle-là. Ça me fait penser à Jim et Bertrand, avec guitare et mandoline, et je tripe ! »

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