Le projet de reconstruction de l'échangeur Turcot est d'une telle complexité que le gouvernement du Québec a accepté de prolonger jusqu'en mai la date butoir de l'appel d’offres principal, a appris le Journal.
Les consortiums intéressés à réaliser ce méga-projet de 3 milliards $ auront donc jusqu'au 2 mai plutôt que jusqu'au 28 mars pour préparer leur candidature.
Selon nos informations, ce sont les firmes elles-mêmes qui ont demandé un délai. Plusieurs sont débordées par la quantité de détails techniques qu'elles doivent fournir au ministère des Transports du Québec (MTQ)
Des sources dans l'industrie de la construction soutiennent que les exigences du MTQ quant aux garanties financières que doivent fournir les consortiums sont du jamais vu au Québec.
36 entreprises
Karla Duval, porte-parole d'Infrastructure Québec, l'organisme gouvernemental qui chapeaute l'appel de candidatures, confirme que ce sont bien « quelques entreprises » qui ont réclamé une prolongation de la date butoir. « Comme on veut que le projet soit un succès, le Ministère a accédé à leur demande », explique-t-elle.
L'étape actuelle est celle de la qualification des consortiums. Un total de 36 entreprises se sont procuré les documents et ont assisté à la rencontre d'information organisée en janvier par le Ministère.
Viendra ensuite le moment où Infrastructure Québec annoncera les trois consortiums sélectionnés pour présenter une proposition détaillée. Cette étape a également été remise à plus tard, au mois de juin.
Néanmoins, Infrastructure Québec insiste pour dire que la planification d'ensemble du projet, qui prévoit la mise en service des nouvelles bretelles pour 2017, n'est pas compromise.