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Jean-François Vézina - Danser avec le chaos

Trouver le calme dans la tempête

danser avec le chaos
Courtoisie Jean-François Vézina sera en signature le vendredi 13 avril et le samedi 14 avril au Salon international du livre de Québec. Il ira ensuite présenter une série de conférences en France, en Italie, en Belgique, en Finlande et en Russie.

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Qu’est-ce que le chaos peut bien nous apporter de bon? Le psychologue Jean-François Vézina, auteur du best-seller Les hasards nécessaires, propose d’intéressantes pistes de réflexion sur l’inattendu et les surprises de la vie, bonnes ou mauvaises, dans son quatrième ouvrage, Danser avec le chaos.

Il suggère d’être ouvert à tout, le plus possible. Même aux événements qui, à première vue, sont difficiles à digérer. « À un moment donné, l’obsession du bon peut parfois nous éloigner de la vie. L’obsession pour juste le bon, juste le beau, peut nous empêcher d’avoir accès à des événements qui peuvent nous apporter quelque chose de nouveau. À ne vouloir chercher que le bon, à mes yeux, on se limite dans notre vie. Quand arrive un événement, il faut le prendre », explique le psychologue de Québec qui a vendu plus de 50 000 exemplaires des Hasards nécessaires un peu partout dans le monde. L’ouvrage a d’ailleurs été traduit en anglais, en espagnol, en italien et en chinois.

Il dénonce d’ailleurs le shopping existentiel, où on peut magasiner, en quelque sorte, ce qui arrive dans la vie. « Ce qui arrive, ça arrive. Est-ce qu’on peut fonctionner avec ce qui arrive? Partir de ce qui arrive pour ensuite en extraire du bon. »

Il pense qu’il faut remettre du vivant dans la vie. « Ce qui me rend vivant peut parfois être quelque chose de difficile. Quand on vit une perte, on se rapproche plus des autres, par exemple. C’est paradoxal, mais dans les événements qui sont difficiles à vivre, on se rapproche parfois du vivant. »

L’inattendu

L’inattendu, en général, fait peur. « Mais c’est une peur nécessaire, affirme le psychologue. On vit dans un monde qui n’est pas toujours pleinement sécuritaire. Assumer sa part de peur de vivre, sa peur de la mort, ça fait en sorte qu’on peut être plus vivant.

« L’humanité ressort souvent dans les événements chaotiques et catastrophiques. On a juste à regarder ce qu’il y avait autour du 11 septembre. C’est un chaos que personne ne souhaite. Mais le pire et le mieux de l’humanité sortent de ces événements-là. Je pense que c’est la même chose pour nos 11 septembre personnels. On a accès à notre humanité dans ce qu’elle a de pire et dans ce qu’elle a de beau aussi. On a tous des 11 septembre et ça nous rend vivant, même si c’est pas toujours ce qu’on souhaite. »

Aux gens qui se retrouvent dans une situation chaotique, au boulot ou à la maison, Jean-François Vézina conseille premièrement d’être en contact avec ce qui est vécu comme émotion. « Il est nécessaire de vivre l’émotion qui est rattachée à l’événement. C’est un premier niveau : accepter de vivre toute l’émotivité qu’il y a autour de l’événement. »

Ensuite, entre en scène toute la question du sens. « Mais il faut accepter le non-sens avant de donner du sens. On veut rapidement régler, donner un sens. Il faut attendre, vivre, ressentir et progressivement, élaborer un sens. Quand arrive un gros choc, c’est ce qu’on fait en thérapie. Il y a un travail de sens qui s’active tranquillement. »

Si on veut être dans le vivant, il faut aussi accepter que les choses se fassent tranquillement. « Si je parle tant de l’inattendu, c’est qu’on a de la misère à attendre... Alors que ce qui est vivant prend son temps. Plus on va vite, plus on s’éloigne du vivant. »

 

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