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Gauthier saute le parapet

Cette fois, Pierre Gauthier ne s’est pas sauvé. Au contraire, il a même sauté par-dessus un parapet de béton pour venir rencontrer ses amis journalistes.

Réjean Tremblay

Réjean Tremblay

Publié le: | Mise à jour:

BOCA RATON, FLORIDE - 

Faut dire que le décor s’y prêtait. Bord de mer au chic Beach Club du Waldorf Astoria à Boca Raton, des journalistes décontractés, et des sujets plutôt insignifiants à discuter et sans rapport avec l’année épouvantable du Canadien à Montréal.

En fait, quand on pense au nombre de blessures subies au fil des années lors de ces dégagements interdits, les directeurs généraux ont eu raison de consacrer plusieurs heures à débattre du sujet. Et la solution hybride qu’ils ont trouvée tient la route.

D’ailleurs, Pierre Gauthier, qui est toujours intéressant quand il ne se sauve pas dans son univers parallèle, expliquait qu’il était toujours très compliqué de modifier quelque règlement que ce soit.

« Il y a toujours un directeur général qui lève la main pour demander ce qui va se passer si telle ou telle situation se produit. C’est comme lorsqu’on prend une pilule, il faut toujours penser aux effets secondaires », a souligné ­Gauthier.

Il est toujours difficile de modifier des règlements

Une forme de respect

Ce qui est le plus important, et je partage son opinion, c’est que les joueurs semblent retrouver une forme de respect les uns envers les autres.

Depuis des années, ces jeunes gaillards élevés et éduqués aux jeux vidéos où il est sans conséquence de faire sauter la tête d’un adversaire puisqu’il peut revenir au jeu en appuyant sur la touche « reset » ne montraient aucune retenue.

Selon Gauthier, les messages de Brendan Shanahan et des dirigeants de la LNH font leur chemin. Effectivement, il est fréquent qu’on voie des joueurs retenir une mise en échec pour éviter de blesser un adversaire.

« Il est impossible d’empêcher toutes les blessures et il y aura toujours des accidents, mais il est important de prendre les moyens nécessaires pour améliorer la sécurité », a noté Gauthier.

Malheureusement, les prochaines négociations entre l’Association des joueurs et la direction de la LNH ne favoriseront pas une conscientisation plus poussée des joueurs.

Il est difficile de parler sécurité quand des millions sont en jeu et qu’on est impliqué dans une partie de bras de fer comme le seront Donald Fehr et Gary Bettman.

Une nouvelle réalité

Je n’ai pas voulu trop parler du passé, mais Pierre Gauthier a vu comme moi des centaines de joueurs être prudents le long des bandes pour ne pas blesser un adversaire qui avait le même gagne-pain que le sien.

Et puisqu’on jouait sans casque protecteur, il fallait que le bâton reste plus bas que les épaules.

Sauf qu’il y a une nouvelle réalité.

« Les joueurs sont tellement plus gros, plus rapides, plus forts. Ils ont un physique tellement découpé et musclé que les chocs se multiplient, » a raconté Gauthier.

« D’ailleurs, c’est un nouveau problème auquel nous sommes confrontés. On se demande même si les joueurs ne sont pas ­surentraînés. L’infirmerie est bondée et on manque de physiothérapeutes tellement nos gars doivent soigner diverses blessures. Ces temps-ci, on demande du repos, c’est le plus important », a expliqué Gauthier.

Dans le calepin

• Les Flying Frenchmen ont été sauvés du déshonneur par une recrue samedi soir à Vancouver.

C’est Louis Leblanc, en jouant huit minutes, qui a évité que le Canadien ne compte pas un seul Québécois au sein de son alignement pour le match contre les Canucks.

Heureusement, il y aurait toujours eu Larry Carrière derrière le banc.

Et Marc Denis qui, avec RDS, partage le même propriétaire que le Canadien...

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