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Opération sauvegarde

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Le service de la billetterie du Canadien est en mode sauvegarde. Au lieu d’appeler ses abonnés pour les informer des prix des billets pour les prochaines séries éliminatoires, ses représentants communiquent avec leurs clients pour s’excuser du mauvais rendement de l’équipe cette saison, tout en leur exprimant le souhait qu’ils conservent leurs abonnements la saison prochaine.

Quelques cas du genre sont portés à mon attention depuis quelques jours.

La direction du Tricolore craint-elle une défection de sa clientèle ?

Chose certaine, elle a beaucoup à se faire pardonner.

On ne voit pas comment elle pourrait oser augmenter le coût de ses billets en vue de la prochaine campagne.

Ce serait bien le bouquet !

Très chères, les loges

Par contre, on sait que les détenteurs de loges corporatives sont assujettis annuellement à une hausse égale à l’indice des prix à la consommation

durant les cinq années de leur contrat.

On parle d’une hausse annuelle variant entre 5 % et 7 %.

Ça veut donc dire que, par exemple, les entreprises qui ont loué des suites pour 12 personnes, à un prix de base de 160 000 $ auront versé autour de 200 000 $ à la fin du compte.

Pas surprenant qu’on entende des dirigeants de compagnies maugréer avec la saison que le Canadien leur donne.

Comment tout ça va-t-il se refléter aux guichets ?

Des particuliers et des entreprises sont toujours inscrits sur des listes d’attente pour faire l’acquisition d’abonnements de saison ou de loges.

Mais il faudrait voir combien d’entre eux sont encore intéressés.

Qui aurait dit, lorsque le Tricolore a quitté le Forum pour le Centre Molson ( nom de son nouvel amphithéâtre à l’époque ) qu’il en viendrait à subir une baisse marquée de sa clientèle ?

Les projecteurs sur Molson

La situation n’en est pas encore là. Mais avec la saison de malheur que connaît son équipe, Geoff Molson n’aura pas d’autre choix que de porter un grand coup après la saison.

Si c’est ce qu’il projette, il ne devra pas attendre longtemps avant de passer à l’action.

Il lui faut raviver l’espoir et l’enthousiasme chez les partisans le plus vite possible, surtout si les Nordiques doivent renaître comme les indications tendent de plus en plus à le démontrer.

Le Canadien a un urgent besoin de fortifiant.

S’il n’en tenait qu’aux 29 % de répondants qui ont pris part à un sondage mené par le Journal durant l’hiver, ­Patrick Roy remplacerait Randy Cunneyworth derrière le banc la saison prochaine.

Les médias sociaux se sont enflammés lorsque la rumeur selon laquelle Roy se serait déjà entendu avec Molson est tombée sur le tapis cette semaine.

Régler le cas gauthier

Ça semble tôt, mais rien n’est impossible en ce bas monde.

Dans tout sport, le choix de l’entraîneur revient habituellement au directeur général.

Molson aurait-il agi dans le dos de Pierre Gauthier ?

Ça paraît impensable, tout comme il est difficile d’imaginer que Gauthier aurait mis Molson devant le fait accompli lorsqu’il a échangé Jaroslav Halak aux Blues de Saint Louis et quand il a remplacé Jacques Martin par Cunneyworth, selon ce qu’on m’a glissé à l’oreille dernièrement.

Les directeurs généraux informent leurs propriétaires quand ils ont à prendre des décisions importantes.

D’un autre côté, il se passe tellement de choses bizarres dans cette organisation qu’on ne peut plus jurer de rien.

C’est le monde à l’envers par rapport à l’excellent modèle organisationnel que cette équipe nous montrait dans le passé.

Dès la semaine suivant le dernier match du Canadien en avril, Molson devra faire le point sur le sort de Gauthier.

Grosse mission

En attendant, Gauthier déclare que son but est de remettre l’équipe sur les rails le plus rapidement possible.

Les Sénateurs sont cités en exemple.

Bryan Murray, qu’on croyait sur le point d’être mis à la porte l’an dernier, a trouvé le moyen de sauver son job.

Il a déniché un bon entraîneur en Paul MacLean, qui a fait ses classes comme entraîneur adjoint chez les Red Wings de Detroit.

Quelques jeunes têtes ont été ajoutées à l’équipe et le tour était joué !

Roy voudra des garanties

Connaissant Roy, malgré tout ce qu’il peut dire, il doit brûler d’envie de diriger le Canadien.

C’est un homme qui ne vit pratiquement que pour le hockey, c’est un passionné de son sport.

Mais je le sais aussi assez précautionneux pour penser qu’il ne s’avancerait pas dans cette aventure à l’aveuglette.

On devra lui donner la garantie qu’on lui fournira les meilleurs outils possible pour bien faire son travail.

La passion d’un entraîneur, ça fait un temps dans une équipe. Ça prend aussi des joueurs talentueux et dévoués à leur travail.

Scotty Bowman sera le premier à vous dire qu’il n’aurait jamais remporté neuf coupes Stanley s’il n’avait pas dirigé des équipes aussi riches en talent à Montréal, à Pittsburgh et à Detroit.

 

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