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Après la déception, l’espoir

Marc de Foy
Photo d'archives
Les deux parties, représentées par Donald Fehr et Gary Bettman, seraient prêtes à sacrifier la saison pour arriver à leurs fins, selon certaines sources.
Marc de Foy
Photo d'archives
Les deux parties, représentées par Donald Fehr et Gary Bettman, seraient prêtes à sacrifier la saison pour arriver à leurs fins, selon certaines sources.

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À l’heure des bilans chez le Canadien, Tomas Plekanec demeure égal à lui-même. Pas du genre à raconter des sornettes, il donne l’heure juste, toujours sans écorcher personne.

Pas besoin de lui demander s’il est déçu de sa saison. La confession vient toute seule dans la conversation.

Son attitude l’honore, mais un avocat invoquerait des circonstances atténuantes pour sa baisse de production et les mauvaises périodes qu’il a traversées.

À part Erik Cole et Max Pacioretty, le vétéran joueur de centre a joué avec presque tous les ailiers qui sont passés à Montréal cette saison.

Plekanec ne nie pas que c’est difficile et que ça ne peut faire autrement que sauter aux yeux certains soirs. Plutôt que d’en faire une excuse, il apporte des faits.

« Je ne suis pas le plus grand producteur de points, mais je peux maintenir une moyenne de 50 points », dit-il.

« Quand j’ai connu des saisons de 60 et 70 (69 et 70 dans les faits), j’ai joué avec les mêmes ailiers toute la saison ou à peu près. Je ne cherche pas d’excuses, mais pour connaître du succès, il faut une certaine stabilité. »

Pas la même équipe

Il y a quatre ans, le trio qu’il formait avec Alex Kovalev et Andrei Kostitsyn avait fait tout un tabac.

Lorsque le Tricolore s’est rendu en finale de l’Est il y a deux ans, il avait commencé les séries avec Mike Cammalleri avant d’être muté aux côtés de Kostitsyn.

« La chimie était extraordinaire dans l’équipe cette année-là », souligne Plekanec.

«  On était comme les doigts de la main sur la glace. Chacun savait ce que l’autre allait faire. Ça nous a permis de battre Alex Ovechkin et Sidney Crosby et de cheminer loin dans les séries. On avait une équipe diablement différente. »

Diablement dans le sens de diablement supérieure, veut dire Plekanec.

Vrai cas problème

Cette année, Cammalleri a fait place à Rene Bourque. Dès le départ, on savait que le Canadien et les Flames s’étaient échangés des cas problèmes, mais Bourque ne démontre absolument rien depuis son arrivée à Montréal.

Sa tenue n’a rien de rassurante pour les quatre longues années restant à son contrat.

Au moins, Plekanec retrouvera en Brian Gionta la saison prochaine un joueur affichant plus de cœur.

Par contre, il faudra plus que les retours en forme d’Andrei Markov et Gionta pour que le Canadien remonte au classement, bien que notre éminent collaborateur Scotty Bowman estime que l’équipe n’est pas en aussi grandes difficultés qu’on le pense.

L’exemple des Flyers

De son côté, Plekanec pense qu’il est possible pour une organisation de se relancer rapidement sur le chemin du succès après une mauvaise saison.

« Prenez les Flyers de Philadelphie », mentionne-t-il à titre d’exemple.

« Il y a cinq ans, ils ont connu une saison terrible (derniers au classement général avec 56 points). La saison suivante, ils se sont rendus en finale de l’Est et, deux ans après, ils étaient en finale. »

« D’accord, ils n’ont pas gagné la coupe Stanley, mais quand même. Ils ont amené de nouveaux joueurs, ils ont bâti et regardez les résultats. « Cela dit, ça ne fait pas partie de mon travail ! »

Peut-être mais on peut rappeler qu’il aurait bien vu Jaromir Jagr à ses côtés. Aux dernières nouvelles, Jagr totalise 49 points, dont 18 buts, en 66 matchs à Philadelphie.

Vision et flair

Après la mauvaise saison des siens, le directeur général des Flyers avait obtenu Kimmo Timmonen et Scott Hartnell des Predators de Nashville en retour d’un premier choix au repêchage en 2007.

Il faut dire que les Flyers détenaient un autre choix de première ronde cette année-là et qu’ils s’en étaient prévalus pour repêcher James van Riemsdyk.

Holmgren avait ajouté la cerise sur le gâteau en faisant l’acquisition de Daniel Brière sur le marché des joueurs autonomes.

Ça va demander un homme qui a de la vision et du flair pour faire de même à Montréal.

Engagé avec le Canadien pour encore les quatre prochaines saisons, Plekanec reste confiant.

« J’adore Montréal et j’aime y faire carrière même si ce n’est pas facile cette année », affirme.

« Quand je me suis engagé avec l’équipe pour six ans, je l’ai fait avec le sentiment qu’on pouvait se rendre à la coupe Stanley et je suis toujours animé de la même ambition. »

« Pour moi, rien ne change, c’est ma façon de voir les choses. »

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