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Toujours aussi sexiste

Le nombre de plaintes passe de 1 200 à 1 809

Toujours aussi sexiste
photo Courtoisie « Soit belle en toutes circonstances », même si ton copain te tape dessus. La publicité d’un salon de coiffure albertain a généré un nombre record de plaintes en 2011 au pays.

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Les Canadiens se plaignent plus qu'avant, autant sur la pub qui réduit la femme au statut d'objet que celle qui affiche une vente extraordinaire qui n'en est pas une.

Les Normes canadiennes de la publicité (NCP) en ont encore vu de toutes les couleurs en 2011. L'organisme d'autoréglementation des annonceurs a reçu 1 809 plaintes en 2011 comparativement à 1 200 en 2010, soit 609 de plus.

« Les médias sociaux disséminent de plus en plus vite les publicités, explique Danielle Lefrançois, directrice des communications des NCP pour le Québec. Ce qui auparavant était une publicité locale devient vite une pub nationale. »

Sexiste

Les publicités sexistes ont encore généré leur lot de protestations cette année. L'une d'elles a particulièrement fait jaser. Fluid, un salon de coiffure d'Edmonton, a poussé l’audace jusqu’à montrer une femme à l'œil au beurre noir, avec son conjoint à l'arrière, et le slogan « Look good in all you do (Soit belle en toutes circonstances) ».

Affichée sur sa page Facebook, la pub a généré 56 plaintes, soit plus du tiers des 146 plaintes jugées fondées par les NCP en 2011. En général, les NCP reçoivent une à trois plaintes par réclame litigieuse.

Fluid a plaidé avoir voulu montrer des femmes fortes dans l’adversité, argument rejeté par l’organisme, qui conclut que la photo banalisait cette violence.

Encore à Edmonton, une annonce d’une station de radio placardée dans la ville montre une femme à la poitrine généreuse et vêtue d’un t-shirt blanc. Le slogan : Priez pour qu’il pleuve (Pray for more rain), en référence aux concours de t-shirts mouillés.

« Mettre l’emphase sur la poitrine d’une femme, dans une publicité sur une émission radio du matin qui n’a aucun lien avec la sexualité des femmes, est à la fois gratuit et réduit les femmes à l’état d’objet », a conclu les NCP.

Au Québec, la pub de l’événement techno Bal en Blanc, qui montre des femmes se masturber ou cracher du sperme, n’a pas plu aux NCP, qui ont qualifié de « dégradante » cette campagne promotionnelle sur le Web.

Fausses aubaines

Moins spectaculaires, les publicités mensongères ont généré la plupart des protestations en 2011.

Les sites Web de rabais d’un jour y ont beaucoup contribué. Dans plusieurs cas, le chien de garde conclut que le rabais promis est exagéré. Souvent, cette « économie de 80 % » est comparée au prix de détail suggéré, prix qui est systématiquement revu à la baisse par le détaillant.

Un grand nombre de consommateurs se sont également plaints de l’absence du produit en magasin. « Le spécial dure une semaine, le client arrive le matin du premier jour et il n’en reste plus. C’est très frustrant », dit Mme Lefrançois.

 

l’origine des plaintes
Télé (686 plaintes - 38 %)
Web (345 plaintes - 19 %)
Affichage
(204 plaintes - 11 %)
Journaux (182 plaintes - 10 %)
Circulaires (134 plaintes - 8 %)
Radio (85 plaintes - 5 %)
Autres (173 plaintes - 9 %)

Source : ncp
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