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La parité et Gary Bettman

Bloc Yvon Pedneault
Photo Reuters

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Gary Bettman ne gagnera jamais un concours de popularité. On peut contester le règlement du plafond salarial. On peut aussi contester l’attitude du commissaire vis-à-vis de l’Association des joueurs de la Ligue nationale. On peut contester son entêtement à garder une concession à Phoenix. Mais, il aura remporté une grande victoire au niveau de la parité.

On a l’impression que les séries éliminatoires ont débuté il y a un mois. Chaque soir, on assiste à des matchs captivants, que ce soit dans l’Association de l’Est ou dans l’Ouest. Après le lockout, alors que Bettman parvint à écarter son ennemi, Bob Goodenow, et à instaurer le système du plafond salarial, le commissaire parla de l’équilibre financier. Il affirma que les équipes des petits marchés pouvaient maintenant rivaliser avec les équipes riches.

Ça n’a pas vraiment été le cas, mais bon...

Cependant, au niveau de la compétition, ce fut un succès sur toute la ligne. L’écart entre les équipes est plus mince que jamais. La compétition a atteint un haut niveau et les amateurs sont vraiment choyés, sauf, évidemment, les partisans dont les équipes sont dirigées par des gens qui n’ont pas su s’adapter à une nouvelle réalité.

À deux semaines de la fin du calendrier, on ne sait toujours pas quelles sont les équipes qui combleront les positions 7 et 8 dans chacune des deux associations. Cependant, il y a une faille dans le système. Quand une équipe comme les Penguins, qui a accumulé 100 points au classement, est devancée par les Panthers de la Floride, c’est ça qui cloche.

Tout à fait d’accord avec Scotty Bowman, qui précisait dimanche dernier qu’on devrait adopter le système du plus grand nombre de points. Oublions les champions des divisions.

LES SAVANTS DE TORONTO

Pierre Lebrun jouit d’une bonne réputation dans le monde des médias. Il travaille pour ESPN et TSN. Cet ancien employé de la Presse canadienne est habituellement bien renseigné sur tout ce qui se passe dans la LNH.

Mardi soir, sur une chaîne de télévision sportive, il a déclaré que les dirigeants du circuit Bettman n’avaient pas tellement apprécié que les intervenants intéressés à ramener le hockey professionnel à Québec ne les aient informés que 30 minutes avant le début du point de presse annonçant la construction d’un amphithéâtre.

Plusieurs membres des médias de Toron­to ont un complexe de supériorité et quand ils avancent une information obtenue d’une bonne source, c’est supposément la vérité. Il n’est pas question de faire un pas en arrière et de dire que, oups, peut-être que l’information était erronée.

Je peux vous assurer que la Ligue nationale, contrairement à ce que prétend Lebrun, a été informée plusieurs heures avant le point de presse sur tout ce qui

allait se passer. Le commissaire Bettman savait dans les moindres détails ce que faisaient les dirigeants de la ville de Québec, du gouvernement du Québec et de Quebecor Media Inc.

Comme quoi les informations pertinentes n’émanent pas toujours de Toron­to.

LE GRAND MÉNAGE

On veut un grand ménage à Montréal.

Au cours des derniers jours, plusieurs lecteurs nous ont fait part de leurs états d’âme tout en apportant des suggestions intéressantes comme celle de monsieur Giovanni Carubia :

« Une des décisions importantes, et peu importe qui sera le prochain DG, sera de racheter le contrat de Scott

Gomez. Aussi, en tant que propriétaire, je ne reconduirais pas MM. Gauthier et Gainey dans leurs fonctions. À eux deux, ils ont détruit l'équipe et je ne peux tolérer ça.

J'engagerais un nouveau DG et un entraîneur, et je copierais le modèle des Reds Wings : il faudra être patients avec nos entraîneurs et ne pas les congédier à la première tempête.

Également avec notre staff, j'envisagerais d'échanger mon premier choix au prochain repêchage afin d'obtenir un joueur de centre établi, format grand et gros. Il faut grossir notre équipe, trop de petits joueurs, trop de joueurs semblables, trop de joueurs gentils. Il faut plus de mordant, de chien, si je peux me permettre. On ne peut pas aller à la guerre avec un fusil à eau.

Sans oublier qu’il faudra repêcher plus de joueurs québécois; il faut redonner cette équipe au peuple. Si on peut échanger Kaberle, au pire contre des choix de repêchage, je le ferais, car c'est une déception sur tou­te la ligne. Je rachèterais le contrat de Webber, trop petit et pas d'impact sur l'équipe. »

J’ignore si Geoff Molson fera un grand ménage à partir du 9 avril, alors que les préposés à l’équipement chez le Canadien auront tout rangé dans les boules à mites.

Par ailleurs, quand on regarde dans le jardin du voisin, ce n’est guère plus rose.

PAS MIEUX À WASHINGTON

À Washington, on pensait avoir tous les éléments pour gagner le championnat du calendrier régulier. En cours de route, ça s’est gâté, il a fallu congédier l’entraîneur, Bruce Boudreau, les Caps ont perdu les services de Nicklas Backström et de Mike Green, les gardiens ont été chancelants et Dale Hunter a été incapable de redresser la situation avec comme résultat que les Capitals doivent maintenant envisager la possibilité de rater les séries éliminatoires.

Que fera le propriétaire Ted Leonsis qui, chaque année, depuis trois ans, invi­te les partisans à la patience? Il n’a plus d’argument. Que fera-t-il d’Alexander Ovechkin ? Que fera-t-il de son personnel administratif ? Mardi soir, les Capitals recevaient les Sabres de Buffalo, l’équipe qu’ils devaient battre à tout prix. Ils ont été surclassés 5 à 1. Il y a de quoi se poser des questions sur le courage des joueurs des Capitals.

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