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Cinéma québécois

Un été sous le signe de la variété

Cinéma québécois
photo Courtoisie

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Le cinéma québécois délaisse cet été les comédies populaires pour miser notamment sur un suspense amoureux (Liverpool), un thriller policier (Omertà) et le très attendu nouveau film de Xavier Dolan (Laurence Anyways).

Qu’ont en commun De père en flic, Bon Cop, Bad Cop, Le sens de l’humour, Starbuck, Les 3 P’tits Cochons et Cruising Bar 2 ? Outre le fait qu’elles ont toutes obtenu du succès en salle, ces comédies québécoises ont toutes pris l’affiche pendant la période estivale.

L’an passé, il y en a même eu deux (Le sens de l’humour et Starbuck) qui se sont succédé en salles à quelques semaines d’intervalle et qui ont tous les deux bien marché au box-office.

Cet été, pour la première fois depuis plusieurs années, aucune comédie québécoise n’est prévue à l’horaire pendant la belle saison.

« C’est vrai que c’est étonnant, mais en même temps, ce n’est pas la première fois que ça arrive, indique Patrick Roy, président d’Alliance Vivafilm, qui distribue notamment Laurence Anyways et Omertà.

« La comédie n’est pas un genre facile et ça peut parfois prendre du temps à trouver le bon scénario. Ça adonne que pour cet été, il n’y avait pas de comédie québécoise prête à être lancée. »

Alliance Vivafilm a décidé de miser cet été (et ce printemps) sur trois productions totalement différentes, soit un documentaire (Dérapages de Paul Arcand), un film d’auteur (Laurence Anyways de Xavier Dolan) et un thriller policier (Omertà de Luc Dionne).

« Nous lançons Omertà le 11 juillet, la date idéale de l’été selon moi, souligne Patrick Roy.

« Je crois qu’Omertà a tout ce qu’il faut pour rejoindre un large public. Les fans de la série télé auront le goût de voir le film, mais en même temps, ce ne sera pas nécessaire d’avoir suivi la série pour suivre l’histoire. En plus, c’est un film policier, un genre qu’on fait encore peu au Québec. Le casting extraordinaire permettra à mon avis d’aller chercher différents publics. »


Rebelle (20 avril)

Réalisé par Kim Nguyen. Avec Rachel Mwanza, Serge Kanyinda, Ralph Prosper et Alain Bastien.

Sa vedette, Rachel Mwanza, a remporté le prix de la meilleure actrice à la Berlinale de février dernier ; ce quatrième long métrage du cinéaste montréalais Kim Nguyen (après Le Marais, Truffe et La Cité) raconte l’amour de deux enfants soldats pris au cœur d’une guerre violente. Le film, un « drame de guerre poétique », a entièrement été tourné en République démocratique du Congo.


Dérapages (27 avril)

Documentaire de Paul Arcand

Après s’être penché sur le problème des enfants maltraités et négligés (dans Les voleurs d’enfance) et sur l’industrie des médicaments (dans Québec sous ordonnance), Paul Arcand s’intéresse cette fois-ci à un sujet très actuel : la vitesse et l’alcool au volant chez les jeunes conducteurs. Pour ce faire, le réalisateur et animateur radio a choisi de tendre directement son micro aux principaux concernés, les jeunes de 16 à 24 ans.


Toucher le ciel (18 mai)

Documentaire d’Adrian Wills

Après avoir signé le documentaire All Together Now, sur le spectacle Love du Cirque du Soleil, le réalisateur montréalais Adrian Wills raconte dans son nouveau film le voyage dans l’espace de Guy Laliberté.


Laurence Anyways (mai)

Réalisé par Xavier Dolan.

Avec Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Monia Chokri, Yves Jacques et Nathalie Baye.

Très attendu, c’est le moins qu’on puisse dire, ce troisième long métrage du jeune prodige Xavier Dolan (J’ai tué ma mère, Les amours imaginaires) raconte l'histoire d'un homme (Melvil Poupaud) qui décide de changer de sexe. Suzanne Clément, que Dolan avait déjà dirigé dans J’ai tué ma mère, campe la fiancée de cet homme qui désire devenir femme.

Selon la rumeur, Xavier Dolan aurait de bonnes chances de décrocher, avec Laurence Anyways, une première sélection en compétition officielle au Festival de Cannes. Il va sans dire qu’à 23 ans, ce serait tout un exploit. On aura la réponse dans quelques jours, quand la programmation officielle du rendez-vous cannois sera enfin dévoilée.


Omertà (11 juillet)

Réalisé par Luc Dionne. Avec Michel Côté, Patrick Huard, Rachelle Lefevre, René Angélil, et Stéphane Rousseau.

Après avoir réalisé Aurore et L’enfant prodige, Luc Dionne replonge dans l’univers de la mafia avec ce thriller policier centré autour du personnage principal de sa célèbre télésérie Omertà (qu’il avait scénarisée).

On y retrouve donc Pierre Gauthier (Michel Côté), qui a maintenant quitté le service public pour se retrouver à la tête de Pulsar international, une agence de sécurité de haut niveau appelée à enquêter sur un vaste complot. Il recrute Sophie (Rachelle Lefevre), ex-agente du Service de renseignement canadien, afin qu’elle infiltre le milieu criminel montréalais.

Outre Michel Côté et Rachelle Lefevre, Omertà mise sur une distribution de choix composée notamment de Patrick Huard, Stéphane Rousseau et René Angélil qui se glisse dans la peau d’un parrain de la mafia.


Liverpool (3 août)

Réalisé par Manon Briand. Avec Stéphanie Lapointe, Charles-Alexandre Dubé, Louis Morissette et Gilles Renaud.

Dix ans après La Turbulence des fluides, Manon Briand revient (enfin) au cinéma avec ce « suspense amoureux » racontant l’histoire d’une préposée au vestiaire d’un bar de Montréal (Stéphanie Lapointe) qui se retrouve, malgré elle, impliquée dans complot criminel.

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