Depuis qu’on a lu ce livre, on n’a qu’une envie : le faire découvrir à un maximum de personnes.
Jocelyne et Jocelyn Guerbette sont mariés depuis 21 ans. Tous deux originaires d’Arras, une commune du Nord de la France, elle possède une petite mercerie qui ne marche pas très fort et il occupe un poste de subalterne dans une usine de crème glacée des environs. Mais même s’ils tirent parfois le diable par la queue et qu’ils se sont légèrement empâtés avec l’âge, ils sont toujours heureux ensemble. Ils s’offrent de temps à autre un week-end au bord de la mer, leurs deux enfants, maintenant adultes, viennent régulièrement les voir et leur quotidien est souvent ponctué de beaux moments de tendresse. Que demander de plus ? En ce qui concerne Jocelyne, la réponse est simple : rien. Elle aime vraiment sa vie telle qu’elle est et elle ne la changerait pas pour tout l’or du monde. Du coup, lorsqu’elle apprend qu’elle vient de remporter un gros lot de 18 547 301 euros et 28 centimes, elle prend peur. Mieux que personne, elle sait que l’argent ne fait pas le bonheur. Pire encore, il est à l’origine de quatre crimes sur cinq et d’une dépression sur deux. Mais ce que Jocelyne craint le plus, c’est de voir son mariage voler en éclats. Une fois qu’elle aura empoché tous ces millions, comment être certaine que son Jo continuera à la chérir pour ce qu’elle est ? Puisqu’elle pourra désor mais lui offrir la Porsche ou la télévision de ses rêves, ne risque-t-il pas de rester avec elle pour son compte bancaire ? Tout en établissant sa propre liste de besoins (un presse-légumes, des torchons, un couscoussier, etc.), d’envies (partir en vacances avec Jo, acheter un sac Chanel, refaire la déco du salon, etc.) et de folies (reprendre ses études de styliste, installer sa fille dans un appartement, trouver une infirmière pour son père, etc.), Jocelyne va rapidement réaliser qu’elle n’avait pas tort de s’en faire… Quelques fois par année seulement, on tombe sur un roman qui nous va droit au cœur. Celui-ci étant du nombre, on espère qu’il sera l’un des grands bestsellers de l’été.
La liste de mes envies de Grégoire Delacourt Chez JC Lattès, 186 pages
›FRISSONS GARANTIS
Les anges de New York
de R.J. Ellory Chez Sonatine, 554 pages
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Carburant essentiellement au whiskey et au Pepto-Bismol, l’inspecteur Frank Parrish est carrément en train de se ruiner la santé. À sa décharge, il a plusieurs bonnes raisons de chercher l’oubli dans la boisson : son ex-femme s’est transformée en véritable harpie, ses enfants sont trop pris par leurs obligations professionnelles pour songer à lui rendre visite, la mort de son ancien coéquipier le hante toujours, son salaire a été coupé d’un tiers et, comme il a reçu plusieurs avertissements à cause d’un sérieux problème d’attitude, ses supérieurs l’obligent désormais à voir quotidiennement une psychothérapeute qui le pousse constamment à parler de son défunt père, l’un des flics les plus décorés de New York… même s’il était corrompu jusqu’à la moelle. Alors quand une jolie adolescente est retrouvée étranglée non loin de l’endroit où habite sa propre fille, Frank Parrish décide de consacrer toute l’énergie qu’il lui reste sur cette affaire. Son petit doigt lui dit en effet que ce meurtre a été commis par un tueur en série encore inconnu des forces de l’ordre, et l’avenir lui donnera, hélas, raison. Une fois de plus, l’Anglais R. J. Ellory réussit à nous tenir en haleine d’un bout à l’autre. Et ce qu’on a surtout aimé, c’est le cours d’histoire qu’il nous offre au passage. Car après avoir refermé cet excellent polar, on aura l’impression d’en connaître un rayon sur la mafia new-yorkaise des années 1970-1980.
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> 5 questions à
William St-Hilaire
Le 14e Festival littéraire international de Montréal, Metropolis bleu, se tiendra du 18 au 23 avril. William St-Hilaire, qui en est à la fois la P.-D.G. et la directrice artistique, nous en parle.
Pourquoi ce festival s’appelle-t-il Metropolis bleu ?
Il y a d’abord l’idée d’une métropole culturelle, d’une ville qui regroupe des gens de partout dans le monde. Notre festival est en effet l’un des rares événements à réunir sous un même toit des gens qui parlent français, anglais, espagnol ou italien ! Son nom s’inspire aussi de On Being Blue, un livre de William H. Gass analysant les multiples sens du mot bleu.
Qu’est-ce qui le distingue du Salon du livre de Montréal ?
Ce n’est pas un événement commercial basé sur les livres qui viennent de paraître. On pourrait par exemple recevoir un auteur qui n’a rien publié depuis plusieurs années. Le Festival est donc plus intemporel que le Salon du livre. On n’y fera pas non plus la queue pour obtenir la signature d’un écrivain. À la place, des petits groupes d’une vingtaine de personnes passeront près d’une heure avec lui…
Quels sont les événements àne pas manquer cette année?
En plus d’une belle programmation cubaine, il va y avoir beaucoup d’activités autour du polar (comme la table ronde « Le roman noir se met à table », animée par Chrystine Brouillet) et une séance de speed dating pour les amoureux des livres.
Quels auteurs seront présents?
Le Festival va accueillir de très nombreux auteurs, dont Joyce Carol Oates, la lauréate du Grand Prix littéraire international Metropolis bleu, Eduardo Manet, Kim Thúy, Ahdaf Soueif, Edoardo Nesi, Perrine Leblanc, Leonardo Padura et Patrick Senécal.
Ce festival s’adresse aussi aux enfants de 12 ans et moins ?
Oui, puisqu’ils vont entre autres pouvoir rencontrer des auteurs jeunesse, assister à des spectacles ou participer à des ateliers d’écriture. Presque toutes les activités sont gratuites et elles se déroulent dans l’ensemble des bibliothèques de Montréal.
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