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Geneviève Sabourin

« Je suis en cavale, j’ai peur »

L’actrice nous accorde une entrevue exclusive, la première depuis son arrestation

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© REUTERS
Geneviève Sabourin quitte la cour criminelle de Manhattan après avoir été interpelée, le 9 avril.
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Geneviève Sabourin quitte la cour criminelle de Manhattan après avoir été interpelée, le 9 avril.

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« J’accepte de parler parce que je veux que les gens connaissent ma situation actuelle, a dit la comédienne lors d’une entrevue téléphonique accordée à l’Agence QMI, hier. J’ai l’impression d’être encore en prison, je me sens comme une fugitive, comme un animal traqué. C’est inhumain et insoutenable ce que je vis. »

D’emblée, toutefois, Geneviève Sabourin a précisé que, durant cette entrevue, elle n’avait « pas l’intention de commenter la cause ». « Je veux que la justice suive son cours normal. »

Elle a dit qu’elle préfère ne pas révéler où elle se trouve en ce moment, ajoutant qu’elle n’a vu personne depuis sa libération.

Geneviève Sabourin, 40 ans, a été arrêtée il y a une semaine à la suite d’une plainte déposée par l’acteur américain Alec Baldwin. Elle l’avait rencontré il y a une dizaine d’années sur le plateau de tournage du film The Adventures of Pluto Nash. Elle fait face à cinq chefs d’accusation, dont deux de harcèlement aggravé au deuxième degré.

Dès sa sortie du palais de justice lundi dernier, l’actrice a pris la route, seule, et s’est arrêtée dans un Best Western, à Nyack, une localité située au nord de Manhattan. Elle y a passé la semaine.

« J’étais tétanisée, les premiers jours. Quand la fatigue a pris le dessus, les larmes sont sorties, confie-t-elle, dépassée par l’ampleur de cette histoire. La machine est trop grosse. »

Elle dit se cacher par peur d’être retrouvée par les médias américains. « Je suis en cavale, j’ai peur, ce n’est pas évident. Je paie tout en argent comptant pour ne pas laisser de traces. Imagine si les médias me trouvent alors que je suis en déplacement, je n’ai pas envie de me transformer en Lady Diana sur la route. »

Ses bagages sont toujours prêts, posés près de la porte. « Dès que j’entends un bruit, je suis aux aguets, prête à repartir. Je n’arrive pas à fermer l’œil. »

Elle sort très peu. « Je ne vois pas la lumière du jour. Je mange dans des “drive-thru”, je me mets une tuque de laine et des lunettes quand je sors. »

Il y a deux jours, elle a été reconnue dans une station-service. « Les gens se sont mis à me photographier avec leur téléphone cellulaire. »

Réaction de Baldwin

C’est son avocate de l’aide juridique de New York qui lui a suggéré de rester aux États-Unis jusqu’à sa prochaine comparution le 14 mai. Comme elle a été arrêtée et emprisonnée, elle risque de ne pas pouvoir revenir aux États-Unis si elle traverse la frontière.

En attendant, elle n’est pas en mesure de préparer sa défense. « Mon avocate américaine est partie en vacances et revient au bureau une semaine avant la prochaine comparution et je ne peux pas aller à Montréal rencontrer un avocat canadien. Personne ne m’aide au plan légal. »

Pour sa part, après un séjour à Rome pour la promotion du nouveau film de Woody Allen dans lequel il joue, Alec Baldwin doit prononcer une allocution à Washington, ce soir.

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